Des Associés extraordinaires, des soins d’exception. Le Collège royal en 2018.

Soins spécialisés et systèmes de santé

La planification, clé du rendement des effectifs médicaux

La Base de connaissances sur les effectifs médicaux du Collège royal permet d’examiner plus facilement les tendances relatives aux effectifs médicaux. D’abord lancée en 2016, elle s’appuie sur des éléments provenant de sources de données fiables et fournit des renseignements sur l’ampleur et la composition des effectifs médicaux canadiens actuels et futurs.

La deuxième édition de la base de connaissances sur les effectifs médicaux a été lancée en 2018. Elle inclut de nouvelles données sur les surspécialités :

  • la répartition du nombre de postes de résidence et des nouveaux stagiaires par faculté de médecine;
  • la répartition des médecins détenteurs de permis en fonction du sexe.

Nous avons également contribué à l’avancement d’un projet de partage de données durant la dernière année : la Base de données sur les médecins du Canada (BDMC). Ce travail est réalisé en partenariat avec le Collège des médecins de famille du Canada et l’Association médicale canadienne.

Conçue à partir des données des ordres des médecins provinciaux et territoriaux, la BDMC fournit un meilleur aperçu des effectifs médicaux canadiens, assure la confidentialité et la sécurité des données et diminue la charge de travail liée à l’autodéclaration.

2018

Le rapport de l’étude de faisabilité sur la création de la BDMC a été rédigé. Ce rapport, fondé sur les données de trois ordres des médecins participants, marquait la fin de la phase I.

2019

Lancement de la phase II qui inclura des données d’autres organisations.

Nous avons consacré une bonne partie de l’année 2018 à la préparation des données qui seront présentées dans notre prochaine Enquête sur l’emploi. Notre étude portant sur les soins médicaux aux personnes âgées au Canada devrait également être publiée en 2019.

Poursuite du dialogue avec les associations nationales de spécialistes

  • En décembre 2018, plus d’une trentaine d’associations nationales de spécialistes ont participé au Dialogue sur les ressources humaines de la santé, axé sur les besoins de la population et l’intégration de ces besoins à la planification globale des effectifs médicaux. Carolyn Canfield, citoyenne-patiente et conférencière invitée, a relaté son expérience et les lacunes du système de santé ayant entraîné le décès de son époux. Les participants ont été invités à réfléchir à l’interaction des patients avec notre système de santé actuel puis, en petits groupes, à explorer la planification fondée sur les besoins et trouver des solutions axées sur l’emploi des spécialistes nouvellement certifiés.

Profil d’Associé

C’est avec gratitude et un profond sentiment d’accomplissement que la Dre Ak'ingabe Guyon, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive à la Direction régionale de la santé publique de Montréal, se rend au bureau chaque jour. « Je travaille à fabriquer de la santé, et mes collègues et moi avons connu des succès spectaculaires au cours du dernier siècle ». En effet, en 100 ans, l’espérance de vie a cru de 30 ans en Amérique du Nord et de ce nombre, 25 sont attribuables à la prévention.

La Dre Guyon estime que son travail est de garder toute la population en santé. Dans ses travaux, elle sonne l’alarme et dénonce les coupes massives en prévention dans sa province, preuves à l’appui. C’est d’ailleurs ce qui lui a valu le Prix de la présidente des Médecins de santé publique du Canada en 2018, en plus d’être la Personnalité de la semaine dans le quotidien La Presse.

Renforcer les réseaux de prévention demeure pour elle une priorité

Même si la Dre Guyon se dit très préoccupée par les défis que le domaine de la prévention doit relever, elle demeure pleine d’espoir : « Renforcer un réseau de prévention, c’est se donner les meilleurs moyens possible comme société pour que tous ceux qui naissent et grandissent, le fassent au meilleur de leur potentiel et soient en santé, aussi longtemps que possible. »

Pour elle, le titre d’Associé est le marqueur d’un grand privilège : celui de pouvoir être guidé par des « éclaireurs ». Elle raconte que ses dernières années de résidence ont été d’une richesse inouïe et qu’elles lui ont permis de comprendre toute la complexité de son travail.

Au-delà des normes qu’impose le Collège royal sur le plan des compétences, la Dre Guyon estime que sa mission consiste à maintenir la santé et à influencer le système de santé pour qu’il y ait une réelle amélioration pour tous les Canadiens. Elle souhaite vivement que la prévention fasse partie intégrante des priorités du Collège royal. À l’heure actuelle, elle est très préoccupée par l’affaiblissement de la capacité de faire de la prévention dans plusieurs provinces et territoires au pays. « Faire de la prévention, c’est la façon la plus efficace de générer de la santé, dit-elle. Réparer ce qui est brisé est important, mais en premier lieu, un système de santé a la mission d’aider les gens à rester en santé. »

Mesures en santé des Autochtones

Nous nous engageons à collaborer avec des experts en santé des Autochtones pour remédier aux inégalités en santé et au racisme que vivent encore les peuples autochtones du Canada. À la fin de 2017, le Conseil du Collège royal a approuvé la recommandation du Comité consultatif sur la santé des Autochtones (CCSA) d’intégrer la santé des Autochtones au titre du contenu obligatoire de la formation médicale postdoctorale. Pour appuyer cette décision, nous menons plusieurs activités avec l’aide et les conseils de nos partenaires autochtones :


  • Un Comité directeur sur l’intégration de la santé des Autochtones à la FMPD a été créé; il est présidé par Lisa Richardson, MD, FRCPC, co-présidente du CCSA.
  • Les membres du CCSA et d’autres experts autochtones ont fait l’ébauche d’un guide provisoire des compétences nécessaires à l’entrée en exercice intégrées à la FMPD spécialisée en santé des Autochtones. Il décrit les jalons de compétence liés à la santé des Autochtones et présente des outils pratiques pour intégrer ce nouveau domaine à la FMPD.
  • Le CCSA et d’autres experts autochtones ont dirigé la rédaction d’un guide d’introduction à la santé des Autochtones. Il sera publié en 2019 et constituera une ressource d’apprentissage pour les professionnels de la santé, les apprenants et les éducateurs.
  • Le guide mentionné précédemment complète l’Énoncé des valeurs et des principes du Collège royal en matière de santé des Autochtones, qui a été mis à jour en 2018 pour refléter les changements survenus dans l’univers de la santé et les appels à l’action issus de la Commission de vérité et réconciliation du Canada.

Profil d’Associé

Marcia Anderson a su dès l’âge de quatre ans qu’elle voulait devenir médecin. Peu après son entrée à l’école de médecine de l’Université du Manitoba, elle avait arrêté son choix sur un domaine en particulier : « cela me paraissait évident, j’allais faire carrière en santé des Autochtones. »

Avec cet objectif en tête, elle s’est spécialisée en médecine interne, puis elle a fait une maîtrise en santé publique. « Je me suis dit que la médecine interne élargirait mon champ de connaissances sur les problèmes de santé courants des peuples autochtones, précise la Dre Anderson, elle-même Crie-Saulteaux. J’ai fait une maîtrise parce que je savais que je ne me contenterais pas de traiter un patient à la fois. Je voulais plutôt me concentrer sur une population, un système. »

Elle exerce son travail clinique en milieu communautaire, auprès d’organisations vouées notamment aux jeunes Autochtones. « Ma pratique en santé publique consiste avant tout à créer des environnements sociaux qui assurent les mêmes services de santé aux Autochtones qu’à l’ensemble de la population. »

Elle puise son énergie dans les activités visant à améliorer la santé des Autochtones

La Dre Anderson est médecin hygiéniste à l’Office régional de la santé de Winnipeg. Elle est responsable du développement et de la mise en œuvre des plans d’action en réponse à la Commission de vérité et de réconciliation pour la faculté des sciences de la santé de l’Université du Manitoba. Elle est aussi directrice exécutive des affaires universitaires autochtones de l’Institut de santé et de guérison autochtone Ongomiizwin de la faculté. Il s’agit du plus important institut du genre au Canada; comptant sur l’appui d’Aînés et de gardiens du savoir, il a pour mandat de faire avancer la recherche, la formation et les services de santé aux Autochtones.

« Nous sommes extrêmement dynamiques et notre cohorte de leaders autochtones est solide. Je crois que nous sommes à l’avant-garde de la médecine universitaire et que nous pouvons améliorer la santé des Autochtones. »

La Dre Anderson participe aux activités du Collège royal pour améliorer les soins de santé et le bien-être des Autochtones au Canada. Elle est membre du Comité consultatif sur la santé des Autochtones depuis 2014. « Nous comptons des membres de toutes les professions et de plusieurs disciplines; leur point de vue autochtone de la santé est donc axé sur les déterminants sociaux de la santé qui influencent notre état de santé. »

En 2017, le Collège royal a annoncé son intention d’intégrer la santé des Autochtones au titre du contenu obligatoire de la formation médicale postdoctorale. « Ce fut pour nous une grande récompense. Des facteurs tels que les normes d’agrément et les comités permanents pourront vraisemblablement apporter des changements significatifs à l’échelle locale. »

Lorsque la Dre Anderson étudiait en médecine, il y a une vingtaine d’années, on ne s’intéressait pas vraiment à la formation médicale autochtone. Aujourd’hui, en partie grâce à son travail, des changements importants sont en cours. « Je suis très heureuse de contribuer à cette vague de changement. »

La sécurité des patients et la recherche à l’avant-plan

Tout au long de 2018, nous avons poursuivi nos efforts de recherche en menant différentes activités portant sur l’érudition et la sécurité des patients. Voici quelques faits saillants :

Nouveau livre électronique

Nous nous sommes associés à des experts de partout au Canada pour créer un livre électronique gratuit à l’intention des Associés qui œuvrent en soins aigus. L’ouvrage intitulé Naviguer les urgences médicales : Un guide interactif sur la prise en charge du patient peut contribuer à transformer la culture du travail d’équipe, à accroître la sécurité des patients et peut-être même à sauver des vies.

Rapport de recherche du Collège royal

Nous avons publié notre premier Rapport sur la recherche au début de l’année 2018 (couvrant les activités de 2017). Exhaustif et informatif, il reflète également notre engagement constant à l’égard de l’érudition.

Programme de chercheur invité

Nous avons lancé l’appel de candidatures pour notre nouveau programme de chercheur invité, qui permettra à des chercheurs et à des scientifiques de l’extérieur de communiquer avec des experts du Collège royal et de tirer profit des connaissances et informations pertinentes. Nous accueillerons nos premiers chercheurs invités en 2019.

La Subvention catalyseur Dre Karen Mann

La nouvelle subvention catalyseur Dre Karen Mann sur la recherche en éducation médicale incite à entreprendre des recherches en éducation médicale grâce au mentorat. Notre premier bénéficiaire est le Dr Tomas J. Saun.

Financement de la recherche

Nous avons versé plus de 610 000 $ en fonds de recherche dans six catégories de subventions.

Notre groupe de travail sur la recherche s’est également réuni en 2018 dans le but de formuler et de recommander une stratégie de recherche du Collège royal pour les années à venir. Son rapport final devrait être publié au début de 2019.

Pleins feux sur le programme de professeurs en résidence

  • En 2018, nous avons lancé le programme de professeurs en résidence. Il permet d’inviter un leader d’opinion en soins de santé à effectuer un séjour au Collège royal pour rencontrer les membres du personnel. Son objectif est de favoriser l’innovation et de nouveaux modes de pensée qui seront utiles pour les programmes et les processus du Collège royal. Le premier professeur en résidence au Collège royal, le Dr Richard Reznick, FRCSC, doyen de la Faculté des sciences de la santé de l’Université Queen’s, a présenté la toute première séance dans le cadre de ce programme le 22 février 2018.

Rencontre avec l’honorable Ginette Petitpas Taylor

Le 4 mai 2018, des membres de la haute direction du Collège royal ont rencontré l’honorable Ginette Petitpas Taylor, ministre fédérale de la Santé. Ce fut l’occasion d’échanger des idées sur des questions essentielles de politiques de la santé, telles que la santé mentale, la crise des opioïdes, les préoccupations relatives à l’accès aux soins et la marijuana à des fins thérapeutiques.

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