Des Associés extraordinaires, des soins d’exception. Le Collège royal en 2018.

Importance de notre rôle auprès des Associés et dans la pratique professionnelle

Nous essayons d’attirer votre attention. Est-ce que ça fonctionne?

Nous souhaitons savoir ce qui importe aux Associés. Nous avons passé l’année à échanger et à communiquer pour essayer de répondre à cette question. Nous avons effectué des sondages auprès de nos membres, organisé des réunions en personne, assisté à des journées d’accueil des résidents et même mis à jour notre site Web, dans le but d’améliorer nos services.

Sondage sur la valeur du titre d’Associé

Plus de 4000 Associés ont fourni leur rétroaction lors du Sondage sur la valeur du titre d’Associé. Il s’agissait du premier sondage complet du genre depuis 2010. Les résultats nous aideront à élaborer des stratégies concernant nos priorités opérationnelles, notamment celles portant sur la valeur du titre d’Associé et sur le soutien à la pratique professionnelle.

Comités consultatifs régionaux (CCR)

Le Collège royal dispose de cinq CCR. Ils nous font part des problèmes rencontrés dans la pratique des spécialistes partout au pays. En 2018, les CCR ont formulé des recommandations quant aux lacunes et opportunités observées. Ils nous ont encouragés à sensibiliser et à mobiliser davantage les résidents et les Associés en début de carrière. Ils nous ont, par ailleurs, incités à améliorer notre proposition de valeur pour les Associés qui œuvrent en milieu communautaire.

Nous avons organisé une série de séances de discussions ouvertes en personne (une dans chacune des villes suivantes : Brandon au Manitoba, Québec au Québec, Saskatoon en Saskatchewan et St. John’s, à Terre-Neuve-et-Labrador). Nous avons sollicité de la rétroaction concernant le travail et les priorités de notre Bureau de la pratique professionnelle et des services aux membres, et les orientations futures possibles du programme de Maintien du certificat (MDC). Nous avons également abordé La compétence par conception.

Journées d’accueil des résidents

Nous avons tenu des kiosques lors de cinq journées d’accueil des nouveaux résidents. Nous avons discuté individuellement avec de futurs Associés et répondu à leurs questions au sujet de La compétence par conception, du programme de MDC et du rôle du Collège royal.

Nouveau site Web et nouvelle image

Dans le cadre de la redéfinition de notre image, nous avons mis à jour les pages d’accueil de notre site Web pour les Associés, les résidents, les éducateurs médicaux, les bénévoles et Collège royal International. Le contenu est régulièrement mis à jour et adapté aux intérêts et aux besoins de chaque audience.

Sommet des affaires des Associés 2018

Nous avons diffusé plusieurs présentations de ce sommet en direct sur Facebook. Les participants au sommet ont produit une rétroaction pertinente qui permettra d’améliorer nos stratégies pour l’engagement et la valeur des membres, et le développement professionnel continu.

Nouvelles propositions de crédits dans la Section 3 (Évaluation)

Le Collège royal s’engage à favoriser l’apprentissage à vie des médecins.

Nous avons lancé le programme Prescription sécuritaire au Canada afin d’aider les médecins canadiens à évaluer et à améliorer leurs compétences, et en vue de contribuer à réduire les erreurs liées aux médicaments. Après l’essai fructueux de trois autoévaluations en ligne, de la fin de l’année 2017 au printemps 2018, nous avons lancé trois nouveaux modules à la fin de 2018 :

  • le patient fragile,
  • l’usage judicieux des antibiotiques,
  • la prescription d’opioïdes.

Nous nous sommes associés à mdBriefCase Group afin de vous offrir un nouveau programme d’autoévaluation agréé sur les opioïdes.

En 2018, nous avons également lancé une nouvelle Subvention pour l’élaboration d’une activité d’évaluation. Cette bourse soutient les organismes prestataires de DPC agréés par le Collège royal dans la création et la prestation de nouvelles activités de grande qualité de la Section 3 (Évaluation). Jusqu’à 50 000 $ en financement étaient disponibles pour l’année 2018-2019.

Profil d’Associé

Vincent Agyapong savait depuis sa tendre enfance, au Ghana, qu’il ferait carrière en médecine. « Mon père était fermier, mais il a toujours voulu que je devienne médecin. »

Titulaire d’un diplôme en médecine de la Kwame Nkrumah University of Science and Technology à Kumasi, il a fait sa résidence en psychiatrie à Dublin, suivie d’un doctorat en santé mentale mondiale et d’un stage de perfectionnement au Canada. « La plupart des pays d’Afrique se désintéressent de la psychiatrie, mais moi, j’y ai trouvé mon compte. Il y a beaucoup à faire pour valoriser cette spécialité stigmatisée dans l’optique de la santé publique. Je crois que mon rôle a plus de poids que si j’exerçais dans une autre discipline. »

Il contribue à la profession en offrant un meilleur accès aux services

Lorsqu’il a déménagé à Fort McMurray en 2013, trois psychiatres desservaient 120 000 personnes, et il fallait neuf mois avant de rencontrer un spécialiste. Le Dr Agyapong s’est associé à des médecins de famille pour instaurer une culture de soins partagés. « Je leur ai expliqué que je ne retiendrais pas les patients. Mon rôle consisterait à établir un diagnostic et à stabiliser les patients avant de les renvoyer au médecin traitant; je serais même disposé à les voir en cas de rechute. » D’autres psychiatres ont emboîté le pas et le temps d’attente a chuté à quatre semaines.

Le Dr Agyapong a aussi lancé le programme primé « Text4Mood », qui offre un service quotidien d’encouragement par messagerie aux personnes atteintes de dépression, d’anxiété et d’autres troubles. La réaction a été fulgurante : en six semaines, quelque 5000 Albertains s’y étaient abonnés. Des recherches démontrent que 83 % des abonnés affirment avoir ressenti des effets positifs sur leur santé mentale.

« J’y ai inscrit une dame âgée tétraplégique vivant en résidence et qui se sentait déprimée. Lorsque j’ai fait un suivi deux semaines plus tard, elle m’a confié qu’elle attendait le prochain message avec enthousiasme. Ce fut pour moi une grande récompense. »

Il espère maintenant améliorer les services psychiatriques en Afrique

Aujourd’hui professeur clinique au Département de psychiatrie de l’Université de l’Alberta, le Dr Agyapong cherche à améliorer l’accès aux services de santé mentale dans les pays en développement. Avec l’aide du coordonnateur du Département Santé mentale et abus de substances psychoactives de l’Organisation mondiale de la Santé, il a mis sur pied un programme de maîtrise sur les politiques, les services et le développement en matière de santé mentale mondiale à l’intention des médecins, du personnel infirmier et des travailleurs sociaux. Des étudiants ghanéens et nigérians suivent actuellement une formation auprès de professeurs de psychiatrie du Canada, du Ghana, des États-Unis, d’Irlande, du Nigéria et du Royaume-Uni. « J’espère qu’avec le temps, ce programme aidera de nombreux pays à former des professionnels de la santé mentale mondiale, afin que l’on puisse créer, mettre en œuvre et évaluer des services là où il manque de psychiatres. »

Le Dr Agyapong est devenu Associé du Collège royal dans les mois qui ont précédé son arrivée au Canada. « C’était une priorité pour moi. Ce titre est très respecté partout dans le monde, et j’y accorde beaucoup d’importance. »

Son père lui a rendu visite à Edmonton récemment. « Il est ravi. Et je n’ai jamais été si heureux d’exercer la médecine et d’avoir l’occasion d’aider les gens.

Le monde évolue. Nous nous préparons au changement.

On dit souvent que la médecine évolue rapidement. Cette année, lors du Sommet sur la médecine spécialisée du Collège royal et des associations nationales de spécialistes, nous avons discuté des possibilités et les défis qui nous attendent. Examinons, par exemple, les services de consultation électronique. Un ensemble grandissant de données probantes vient confirmer qu’ils permettent de favoriser les consultations avec les spécialistes en temps opportun, de réduire le nombre de patients adressés à un spécialiste et de diminuer l’utilisation du service d’urgence.

En novembre, nous avons organisé un Sommet sur les consultations électroniques. Il a rassemblé des fournisseurs de soins de santé et des patients pour déterminer les pratiques exemplaires en consultation et en orientation électroniques, y compris la conception et la prestation de ces services. La participation du Collège royal dans ce travail découle de son partenariat dans le projet collaboratif de Médecine connectée. Dirigée par la Fondation canadienne pour l’amélioration des services de santé, cette initiative s’étend et s’adapte à des services de consultation électronique bien établis en Ontario et en Colombie-Britannique. À l’heure actuelle, des projets sont mis en œuvre dans six provinces.

Nous étudions également des questions importantes grâce à de nouveaux groupes de travail :

  • Le Groupe de travail sur l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies numériques a été formé. Ses membres vont formuler des recommandations qui éclaireront la stratégie du Collège royal sur l’impact des nouvelles technologies en formation médicale spécialisée et leur incidence sur le développement professionnel continu des spécialistes.
  • Le Groupe de travail sur la réaffirmation périodique de la compétence professionnelle a également été formé. Ses membres formuleront et fourniront des recommandations afin d’orienter l’engagement du Collège royal dans l’élaboration de stratégies de formation et d’évaluation qui garantissent la compétence après la certification.

Nous sommes accompagnés dans notre préparation au changement. Nous travaillons avec des partenaires de l’ensemble du système de soins de santé pour obtenir une vision plus complète et plus nuancée de l’avenir. En 2018 uniquement, de nombreuses innovations ont été amorcées par des Associés et un travail d’envergure considérable a été effectué par d’autres dans le domaine des soins de santé. Ensemble, en partageant nos connaissances et notre savoir-faire, nous pouvons mieux nous préparer au changement et aux nombreuses opportunités qui l’accompagnent.

Profil d’Associé

Le Dr Ron El-Hawary n’avait nullement l’intention de faire carrière en médecine lorsqu’il a entrepris un baccalauréat en génie mécanique à Halifax, sa ville natale. C’est lors d’un emploi d’été auprès d’un praticien en orthopédie que son intérêt pour la médecine s’est développé. « J’ai constaté qu’en grande partie, la chirurgie orthopédique équivaut au génie appliqué, mais elle comporte en plus l’interaction avec le patient. »

Après ses études en médecine à l’Université Dalhousie, il a effectué des stages de perfectionnement en Ontario et au Texas, avant de revenir en Nouvelle-Écosse. « J’ai toujours cherché à recevoir la meilleure formation possible pour ensuite revenir travailler chez moi. » Devenu chef de la Division de chirurgie orthopédique pédiatrique au IWK Health Centre, il voit souvent des patients qu’il connaît personnellement. « Sinon, ils connaissent mes parents, mon frère ou ma sœur. C’est une petite communauté et c’est gratifiant. »

Le Dr El-Hawary est l’un des deux seuls chirurgiens des Maritimes (l’autre est son collègue du centre IWK, le Dr Ben Orlik) à assurer le traitement chirurgical de la scoliose chez de jeunes patients et a travaillé fort pour mettre sur pied son programme de recherche. « C’était le défi principal. J’ai dû commencer modestement et bâtir le programme à l’aide de subventions. »

Il utilise des techniques novatrices qui améliorent la qualité de vie de ses patients

Surspécialisé en scoliose d’apparition précoce, le Dr El-Hawary utilise des techniques novatrices qui peuvent changer de façon spectaculaire la vie d’enfants présentant des situations cliniques graves qui mettent parfois leur vie en danger. Il se souvient d’avoir opéré un jeune garçon atteint d’amyotrophie spinale. « Nous avons inséré des tiges pour permettre une croissance continue de la colonne vertébrale et utilisé des ancrages pour éviter l’effondrement de la cage thoracique. C’était très impressionnant de voir à quel point la qualité de vie de ce jeune patient s’est améliorée. Sans traitement, il aurait été cloué au lit et son espérance de vie aurait été considérablement réduite. »

En 2017, le Dr El-Hawary a été le premier chirurgien nord-américain à recourir à une technique chirurgicale appelée ApiFix. Mise au point en Israël, cette technique est moins longue à réaliser qu’une arthrodèse, et ce, avec moins de vis et une seule tige dotée de joints mobiles et d’articulations. « L’implant bouge avec le patient. Nous voulons que les adolescents soient actifs afin de maintenir toute l’amplitude de mouvement possible. »

Le Dr El-Hawary a opéré avec succès 11 adolescents avec cette technique. Il conçoit aussi de nouveaux outils chirurgicaux, examine des études de cas en Europe et en Israël, et enseigne la technique à certains chirurgiens canadiens.

La formation a été pour lui une priorité au cours des 10 années où il a agi à titre d’examinateur de la composante orale pour le Collège royal, dont une année en tant que président du comité d’examen en chirurgie orthopédique. « J’ai participé à l’évolution du déroulement des examens. Les discussions sont plus libres maintenant entre l’examinateur et le candidat, ce qui nous permet de mieux comprendre le processus de réflexion, la maturité chirurgicale et le jugement. »

« J’aime beaucoup la formation, la recherche et le volet clinique. J’essaie de toucher à tout. »

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