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Dre Catherine L. Cook, MD, MSc, CCFP, FCMF : lauréate du Prix Thomas Dignan en santé des Autochtones en 2018

 

Dre Catherine L. Cook

Dre Catherine L. Cook, MD, MSc, CCFP, FCMF
Médecin de famille, médecin hygiéniste et administratrice de la santé

  • Vice-doyenne, Santé autochtone, et directrice de l’Institut de santé et de guérison autochtone Ongomiizwin, Faculté des sciences de la santé Rady de l’Université du Manitoba
  • Doyenne associée, Santé des Premières Nations, des Métis et des Inuits, et professeure agrégée, Département des sciences de la santé communautaire, Collège de médecine Max Rady, Faculté des sciences de la santé Rady de l’Université du Manitoba
  • Vice-Présidente, Santé publique et des autochtones, Office régional de la santé de Winnipeg

« La Dre Cook sert les communautés autochtones avec passion, empathie et dévouement depuis 30 ans. Elle comprend véritablement la complexité des déterminants sociaux de la santé qui entraînent de moins bons résultats sur le plan social et de la santé chez les populations autochtones par rapport aux autres populations du Canada. »

Fière de ses origines métisses, la Dre Catherine Cook sert les communautés autochtones avec passion, empathie et dévouement depuis 30 ans. Elle a exercé en tant que médecin de famille dans des postes de soins infirmiers en régions éloignées dans le Nord pendant plusieurs années avant d’étendre son champ de travail à la santé publique et autochtone.

S’appuyant sur son expérience en début de carrière, la Dre Cook a rapidement observé que de nombreux défis en matière de santé ne se règlent pas simplement par des interventions cliniques. Il faut intervenir à un niveau plus élevé pour remédier aux causes de l’inégalité qui sont responsables d’une mauvaise santé.

Ses collègues la décrivent comme une personne humble, douce et audacieuse. Elle n’hésite pas à intervenir, à parler franchement et à avoir des discussions difficiles sur le racisme institutionnel, la stigmatisation et la discrimination.

Elle prend non seulement la parole pour dénoncer les inégalités, mais elle intervient pour y remédier. La Dre Cook accomplit cela en partie en renforçant les capacités et en recrutant d’excellents enseignants dans la faculté de médecine, favorisant ainsi une santé autochtone communautaire et des programmes d’études respectueux des cultures. Son travail porte sur des enjeux tels que le racisme, les stéréotypes, la stigmatisation et les préjugés. Elle s’efforce de clarifier des notions complexes pour mieux faire connaître et améliorer la sensibilisation culturelle.

Soutenir la santé et la guérison autochtone

« De nombreux Autochtones ont des problèmes de santé chroniques et sont en mauvaise santé en raison d’un ensemble complexe de facteurs interreliés. Certains sont propres aux personnes, mais la cause sous-jacente découle d’une inégalité profondément ancrée dans toute la société, dans l’éducation, les services sociaux, la santé et plus encore. Si nous souhaitons améliorer l’avenir des Autochtones et des personnes marginalisées, nous devons travailler ensemble pour nous attaquer aux causes sous-jacentes », explique la Dre Cook.

Bien avant l’ère de réconciliation, la Dre Cook a fait de la santé des Autochtones une priorité au Collège de médecine Max Rady de la Faculté des sciences de la santé de l’Université du Manitoba. Par sa détermination et son dévouement, la Dre Cook a amélioré l’université en créant des postes pour les Aînés au sein de la Faculté de médecine. Elle a également contribué à la naissance d’une dimension communautaire avec l’ouverture de l’Institut de santé et de guérison autochtone Ongomiziiwin.

Implanté dans la Faculté des sciences de la santé Rady, l’Institut Ongomiziiwin a pour mandat de fournir un leadership et de promouvoir l’excellence en recherche, en éducation et dans les services de santé, en collaboration avec les communautés des Premières Nations, des Métis et des Inuits. Son travail est guidé par les gardiens du savoir et les Aînés.

Aujourd’hui, Ongomiziiwin est la plus grande unité de santé et d’éducation autochtone au Canada. Sous le leadership des Dres Catherine Cook et Marcia Anderson, l’Institut met en œuvre le Plan d’action pour la réconciliation de la Faculté Rady. Conçu en réponse à la Commission de vérité et de réconciliation du Canada, ce plan aborde des thèmes comme le respect des connaissances traditionnelles et des pratiques de guérison. Il favorise des milieux d’apprentissage sécuritaires, contribue au soutien et à la rétention des étudiants autochtones et fait tomber les obstacles à la formation dans les professions de la santé.

« Le travail de la Commission de vérité et de réconciliation nous a permis de progresser, et nous arrivons à un tournant historique. Je pense que les Canadiens répondent très bien aux appels urgents à l’action lancés par ce travail. Les Autochtones et les non autochtones doivent saisir cette occasion et relever les défis dans tout le Canada », fait remarquer la Dre Cook.

La Dre Cook lors du lancement de l’Institut de santé et de guérison autochtone Ongomiizwin.

Créer des passerelles

La Dre Cook est également reconnue pour sa capacité à établir des relations et des partenariats productifs en dehors de l’université. En tant que directrice fondatrice du Centre de formation en santé autochtone, elle a obtenu un financement pour créer un centre de ressources pour les étudiants autochtones inscrits en sciences de la santé à l’Université du Manitoba. Elle a également contribué à renforcer les capacités pour mieux répondre aux besoins de développement professionnel universitaire et de soutien social des étudiants autochtones.

La lauréate du Prix Thomas Dignan a joué un rôle primordial dans l’établissement du Réseau international de santé autochtone universitaire (IIAHN - International Indigenous Academic Health Network) centré sur le développement du leadership en santé autochtone par le biais d’échanges d’enseignants et d’étudiants avec la Nouvelle-Zélande, l’Australie, Hawaï et les États-Unis.

Grâce à une subvention des IRSC pour l’Environnement réseau pour la recherche sur la santé des Autochtones (ERRSA), la Dre Cook et des collègues de l’Université du Manitoba ont établi des partenariats de recherche avec des organisations autochtones, l’Université de Winnipeg et le Collège universitaire du Nord, lesquels ont débouché sur des programmes et des protocoles de recherche pour les Autochtones.

La Dre Cook a conçu un programme de santé autochtone régional dans la région sanitaire de Winnipeg comprenant des interprètes, des défenseurs des intérêts et des intervenants pivots. Elle a également développé et mis en place, pour le personnel en soins de santé, des ateliers agréés spécialisés dans les services de santé mentale destinés aux clients autochtones à Winnipeg et dans les communautés autochtones, et dans les soins palliatifs pour les clients autochtones.

La Dre Cook lors de la cérémonie de signature de l’Entente relative aux Autochtones de Winnipeg.

Reconnaissance nationale et internationale

La Dre Cook jouit d’une réputation internationale et est régulièrement invitée à prendre la parole lors de conférences partout dans le monde. Les thèmes qu’elle aborde incluent le diabète, le suicide, le contexte historique de la prestation de soins de santé aux personnes autochtones, l’importance du mentorat chez les étudiants et l’impact de la législation et de la politique sur les déterminants sociaux de la santé autochtone.

Les interventions de la Dre Cook lui ont valu de nombreux prix et distinctions : Prix des 100 femmes les plus influentes au Canada attribué par le RFE, (2017); Prix de l’administration de la santé, Doctors Manitoba (2013); Prix May Cohen pour l’équité, la diversité et le genre de l’Association des facultés de médecine du Canada (2011); Prix de l’excellence du service du gouvernement du Manitoba (2010); et le Prix de l’excellence du sous-ministre de Santé Canada (2000).

« Le privilège de la parole s’accompagne de responsabilités », souligne la Dre Cook.