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FAQ : Initiative du Collège royal en matière de santé des Autochtones

Pourquoi le Collège royal se préoccupe-t-il de la santé des Autochtones?

La vision du Collège royal est « La santé à son meilleur et des soins optimaux pour tous ». Conformément à cette vision, le plan stratégique de 2012-2014 du Collège royal a cerné la nécessité de se pencher sur les populations à risque, notamment les populations autochtones qui présentent le pire état de santé du pays.

Pourquoi parle-t-on de santé des « Autochtones »?

Afin de tenir compte des diversités culturelles et des exactitudes historiques tout en veillant au respect des peuples dont l'initiative vise le mieux-être, on parlera ici « d'Autochtones », plutôt que « d'Amérindiens », de « Premières Nations », « d'Inuits » et de « Métis ». En effet, selon le glossaire et la terminologie qui ont cours au sein de l’Organisation nationale de la santé autochtone (ONSA), le terme « autochtone » signifie « natif de l’endroit ». En ce sens, selon la terminologie de l’ONSA, les Premières Nations sont véritablement des « autochtones » de l’Amérique du Nord. Ce terme est de plus en plus accepté, notamment par les chercheurs autochtones, en ce qui a trait à la reconnaissance de la place occupée par les peuples autochtones à la fin de l’époque coloniale au Canada et suppose l’existence de droits fonciers. Le terme est également employé par les Nations Unies, au sein de ses groupes de travail et dans l'appellation de sa Décennie internationale des peuples autochtones. Il est aussi couramment employé par l’Organisation mondiale de la santé : « Les populations autochtones sont des communautés qui vivent dans des habitats traditionnels géographiquement distincts ou sur des territoires ancestraux, ou qui en relèvent, qui s’identifient comme faisant partie d’un groupe culturel distinct et comme descendants de groupes présents dans la région avant la création d’États modernes et l’établissement des frontières actuelles. Ils conservent habituellement une identité culturelle et sociale, ainsi que des institutions sociales, économiques, culturelles et politiques distinctes de celles de la culture majoritaire ou dominante [traduction] ». Aussi, l’usage n’est pas uniforme d'un pays à l’autre et la portée des travaux du Collège royal ne se limite pas qu’au Canada. Par exemple, les États-Unis préfèrent le terme « Américain d’origine ». En outre, des organisations d'envergure, comme l’Association des médecins indigènes du Canada (AMIC), ont déjà adopté le terme. Compte tenu de ces nombreux facteurs, il a été convenu d’utiliser le terme « autochtone ».

Quelles sont les principales mesures de sensibilisation qui ont été mises sur pied par le Collège royal?

La feuille de renseignements sur la santé des Autochtones fournit des éléments factuels sur les inégalités en santé et les écarts dans les résultats de santé au sein des communautés autochtones. Le document de travail sur la santé des Autochtones traite des déterminants sociaux de la santé et des causes sous-jacentes de la mauvaise santé des Autochtones découlant du racisme, de l'oppression et des politiques gouvernementales canadiennes. Il y est aussi question des principales pratiques visant à y remédier. Ce document peut être utile aux éducateurs, aux médecins praticiens et aux décideurs. Le Comité consultatif sur la santé des Autochtones recommande l'élaboration de mesures concrètes pour améliorer l'état de santé des populations autochtones. Le comité conseille notre directeur général concernant les questions qui se rapportent à la mission et au mandat du Collège royal. L'Énoncé des valeurs et des principes en matière de santé des Autochtones est un document fondamental sur lequel reposent nos travaux. Fondé sur le référentiel CanMEDS, il peut s’appliquer à d’autres communautés à risque, p. ex., les gens vivant dans la pauvreté, les femmes aux prises avec des problèmes d’ordre social ou économique, les néo-canadiens ou les réfugiés, les GLBTQ (gais, lesbiennes, bisexuels, transsexuels, en questionnement) et les personnes intersexuées. Le document a été approuvé par le Conseil du Collège royal et il doit être diffusé aux doyens des programmes de formation médicale prédoctorale et postdoctorale, aux associations nationales de spécialistes, à d'autres organismes nationaux et provinciaux du domaine de la santé ainsi qu'à d'autres intervenants pour les sensibiliser à la question et promouvoir la formation continue en sécurisation culturelle.

Que comptez-vous faire par la suite?

En collaboration avec le Collège des médecins de famille du Canada, nous prévoyons mettre sur pied un groupe de travail chargé d'examiner les mesures éducatives à prendre en matière de formation médicale postdoctorale, de développement professionnel continu, et d'avancement de la pratique et des politiques connexes. Nous élaborons aussi des outils pratiques à l'intention des cliniciens, notamment des modules en ligne traitant de la sécurisation culturelle et nous comptons offrir des cours de développement professionnel continu en santé des Autochtones. D'autres initiatives sont également prévues à plus long terme; celles-ci visent notamment à faire avancer le développement des effectifs médicaux qui travaillent auprès des populations autochtones et à établir le racisme structurel et l'oppression en tant que déterminants sociaux de la santé. Consultez les orientations proposées pour passer de l'idéologie à l'action.
Apprenez-en davantage. Participez.

politiquesdelasante@collegeroyal.ca.