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Point de contact de La compétence par conception - décembre 2016

La date de mise en œuvre de La compétence par conception est fixée

La date de mise en œuvre de La compétence par conception est fixée

Chers collègues,

Vous avez probablement appris que le Collège royal et les 17 facultés de médecine canadiennes ont accepté d’amorcer la mise en œuvre de La compétence par conception à compter du 1er juillet 2017. Nous consacrons ce Point de contact à cette décision importante, qui souligne l’engagement de la communauté de l’éducation médicale d’intégrer l’approche par compétences aux programmes d’apprentissage et d’évaluation. Ce numéro vous en apprendra davantage sur les prochaines étapes, l’importance accordée au perfectionnement du corps professoral et la réforme de l’agrément. Des leaders de la formation médicale et une résidente font part aussi de ce que ce changement signifie pour eux.

Deux spécialités ouvrent la voie
J’ai le plaisir de vous informer qu’à compter du 1er juillet 2017, l’anesthésiologie et l’oto-rhino-laryngologie et chirurgie cervico-faciale lanceront leurs programmes de résidence adaptés à la nouvelle approche par compétences.

Cette entente est intervenue le 25 novembre 2016 lors de la réunion conjointe du Comité de l’éducation spécialisée, des comités de spécialité de la cohorte 1 et des 17 doyens aux études postdoctorales du Canada.   

Ce qui nous attend
Nous collaborerons dans les sept prochains mois avec nos partenaires des facultés de médecine, les comités de spécialité, les responsables de la CPC et les résidents afin d’achever les préparatifs pour le lancement prévu le 1er juillet 2017. Nous rencontrerons peut-être certains obstacles en cours de route; en fait, nous nous y attendons. Cependant, nos intentions sont claires. La collaboration que nous avons établie avec nos partenaires nous permettra de reconnaître et de surmonter ces obstacles en temps opportun et, plus important encore, de veiller à ce que les attentes, les défis et les préoccupations de tous les intervenants soient pris en compte durant la mise en œuvre.

Je suis très reconnaissant du temps et des efforts que tous les membres des comités et intervenants consacrent actuellement afin de définir de nouvelles normes nationales, avec leur communauté respective, et de partager ce qu’ils ont appris. Nous remercions notamment le Comité de spécialité en oncologie médicale d’avoir participé à l’essai pratique de nombreux aspects de la CPC; ceci nous permettra d’améliorer notre modèle.

Merci à tous les membres des comités, partenaires et employés qui ont contribué à cette réalisation importante.

Andrew Padmos, BA, MD, FRCPC, FACP
Directeur général


 

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Comprendre le point de vue des résidents : discussion avec la Dre Brie Yama

Comprendre le point de vue des résidents : discussion avec la Dre Brie Yama

La Dre Yama est résidente chef en pédiatrie à l’Hôpital pour enfants de Toronto et l’un des résidents chefs de la Conférence internationale sur la formation des résidents (CIFR). Passionnée de formation médicale, elle agit à titre de représentante des résidents au sein du Groupe de travail sur la CPC en pédiatrie du Collège royal. Nous l’avons rencontrée pour ce numéro de Point de contact de La compétence par conception, afin de mieux comprendre le point de vue des résidents et les répercussions de la CPC sur les résidents et les soins aux patients.

Qu’est-ce qui distingue surtout le système actuel d’un système adapté à la CPC?
Il existe deux différences importantes qui m’inspirent beaucoup. La première : la CPC met l’accent sur les compétences plutôt que sur la durée d’un programme. L’hypothèse inhérente au système actuel est que l’apprentissage effectué durant une période prédéterminée est suffisant pour acquérir certaines compétences. Ce système est efficace, mais si un résident a besoin de plus ou de moins de temps pour développer une compétence particulière, le programme adapté à la CPC aura la souplesse requise pour tenir compte de ses besoins.

La deuxième est la composante de rétroaction de la CPC et la normalisation de la rétroaction régulière, dès l’admission d’un résident. Le système actuel fournit une rétroaction, mais elle est moins normalisée et fréquente que dans un système adapté à la CPC. L’incidence des évaluations est donc beaucoup plus grande. La CPC changera cette dynamique et mettra l’accent sur l’amélioration grâce à des observations et à une rétroaction fréquentes axées sur des compétences précises.

Quels avantages la CPC procurera-t-elle aux résidents?
Les résidents comprendront beaucoup mieux comment ils se situent. La plupart d’entre eux ont un rendement satisfaisant, mais ils ne savent pas toujours comment s’améliorer. Un programme d’études adapté à la CPC, par le biais des compétences essentielles et des jalons, mettra en évidence les domaines à améliorer, et les résidents obtiendront un soutien pour préparer des plans d’avancement professionnel.

Quels avantages procurera-t-elle aux patients?
Les avantages pour les résidents sont étroitement liés à la sécurité des patients. Les quatre étapes du nouveau modèle de la CPC aideront les résidents à franchir les diverses étapes de la formation, du début de la résidence jusqu’à la préparation à la pratique indépendante. Chaque étape comprendra des jalons précis que le résident devra franchir pour prouver sa progression, qui se traduira par des soins sûrs et de grande qualité. En mettant l’accent sur l’amélioration de compétences bien précises, la CPC permettra de cibler plus rapidement les domaines dans lesquels un soutien s’avère nécessaire. La prestation des soins sera aussi améliorée.

Croyez-vous que la mise en œuvre de la CPC posera certains défis pour les résidents?
Je pense que la plus grande transparence de la CPC pourrait être l’un d’eux, comparativement au système actuel. Elle touche des enjeux de protection des renseignements personnels, parce que le rythme de progression des résidents peut varier. Ce qui est le plus intéressant au sujet de la CPC, c’est le plan d’apprentissage individualisé, fondé sur les compétences; il diffère beaucoup du plan fondé sur la durée d’un programme qui, en quelque sorte, met les résidents sur un pied d’égalité. Dans quelle mesure les diverses compétences des résidents seront-elles connues de leur entourage dans le cadre de la CPC? Nous devons nous y attarder.

Les résidents devraient-ils être emballés par la CPC?
Absolument. Ce qu’il importe de se rappeler, c’est que notre système de formation médicale est excellent et qu’il sera encore meilleur avec la CPC. Appuyés par des mentors et des accompagnateurs, les médecins pourront évaluer leurs propres compétences avec confiance. La CPC remettra l’accent sur l’importance d’une progression continue. La médecine comprend un engagement envers l’apprentissage à vie, et la CPC appuiera la croissance et le développement des résidents. Ceci est important, à tous les niveaux de la formation et de la pratique. La CPC nous amène à obtenir de l’aide pour tendre à l’excellence dans nos activités cliniques.

Comment le Collège royal peut-il faciliter la transition des résidents vers la CPC?
Le Collège royal fait déjà beaucoup. Il a élaboré d’excellentes stratégies pour faire participer tous les intervenants, en particulier les résidents, aux discussions sur le processus et la mise en œuvre de la CPC. Il collabore aussi de façon novatrice avec les directeurs de programme et le corps professoral pour que cette initiative obtienne le succès escompté.

Quels conseils donneriez-vous aux résidents qui amorceront un programme adapté à la CPC?
J’avoue que je les envie. C’est à la fois emballant et intimidant. Le meilleur conseil que je pourrais leur donner est de rester ouvert au potentiel de la CPC. Les composantes de rétroaction et de mentorat du programme contribueront à la formation de meilleurs médecins. Tous mes collègues aspirent à fournir les meilleurs soins qui soient à leurs patients. La CPC le permettra.

Vous voulez connaître d’autres réflexions de la Dre Brie sur la CPC? Écoutez l’entrevue exclusive que nous avons réalisée avec elle à l’Hôpital pour enfants de Toronto.

 


 

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Le perfectionnement du corps professoral : un incontournable de la mise en œuvre de La compétence par conception (CPC)

Le perfectionnement du corps professoral : un incontournable de la mise en œuvre de La compétence par conception (CPC)

Le Collège royal reconnaît que le perfectionnement du corps professoral est essentiel à la mise en œuvre de la CPC. Alors que le pays adopte peu à peu l’initiative, nous poursuivons notre collaboration avec des intervenants clés, incluant les comités de spécialité, pour créer des ressources pédagogiques et de perfectionnement du corps professoral qui aideront les disciplines à intégrer l’approche par compétences à leurs programmes. Les thèmes abordés incluent notamment l’évaluation programmatique, une introduction à la CPC et les comités de compétence. 

Nous offrons actuellement des ressources utiles sur notre site Web, et d’autres sont en cours de création. Dès le début de 2017, de nouvelles pages Web aideront les personnes intéressées à s’y retrouver. Chaque numéro de Point de contact de la CPC présentera aussi un thème associé à une précieuse ressource de perfectionnement du corps professoral. Le présent numéro met en vedette une présentation d’introduction à la CPC. Cette ressource a pour but de présenter la raison d’être et le concept de la CPC à un groupe de personnes. Elle peut facilement être adaptée à la durée de la séance.

Le présent numéro inclut une présentation numérique intitulée La compétence par conception (CPC) : de 2015 à 2018, qui explique en détails les fondements de la CPC, ses différentes composantes, notre plan de mise en œuvre et les prochaines étapes. Une résidente fictive qui évolue dans le système en fait la narration. N’hésitez pas à utiliser ces diapos en cas de besoin!


 

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La compétence par conception : défi ou occasion à saisir?

La compétence par conception : défi ou occasion à saisir?

Gillian Hawker, MD, FRCPC

Gillian Hawker, MD, FRCPC, directrice du Département de médecine de l'Université de Toronto, montre de façon convaincante la valeur de la CPC. Dans cet article, publié à l’origine dans une rubrique de l’Université de Toronto, puis dans le bulletin Point de contact avec sa permission, elle explique comment la CPC aidera son département à accorder la priorité au patient et à harmoniser la formation avec les besoins futurs de la population. Elle décrit aussi brièvement l’infrastructure, le développement professionnel et le calendrier nécessaires pour mener à bien l’initiative.



Le monde de la médecine universitaire est en pleine ébullition, notamment avec la mise en œuvre imminente de l’initiative La compétence par conception (CPC), qui touchera particulièrement les résidents.

Au cas où vous ne le sauriez pas, la CPC est l'initiative du Collège royal qui vise à transformer la formation médicale, en partant d’un modèle axé sur la durée à un modèle hybride inspiré de l’approche par compétences, pour améliorer la formation et l’apprentissage à vie des médecins et ainsi les soins aux patients. Il s’agit d’une approche axée sur les résultats où la formation des médecins est structurée en fonction des résultats escomptés et explore les compétences requises. Brian Wong m’a fait remarquer que le rapport de Frenk publié dans la revue Lancet en 2010* démontre clairement que le moteur principal de l’approche par compétences en formation médicale consiste à améliorer les résultats pour les patients, et que les résultats souhaités pour les patients et le système de santé déterminent les compétences dont les médecins ont besoin pour atteindre ces résultats. Je cite Brian : « ... si les choses sont bien faites, l’approche par compétences en formation médicale a le potentiel de révolutionner l’apprentissage; au lieu d’être uniquement axé sur l’apprenant, on accorde plus d’importance au patient, et c’est là l’aspect le plus intéressant. »

L’approche par compétences en formation médicale est assortie d’un nouveau lexique. Ainsi, les méthodes que nous utilisons actuellement pour évaluer les réalisations des résidents seront remplacées par des jalons, soit des marqueurs observables des habiletés d’une personne dans une trajectoire de développement de la compétence et de sa capacité à réaliser des activités professionnelles confiables (APC). Pour le Collège royal, une APC est une tâche clinique qu'un superviseur peut confier à un résident, lorsque celui-ci démontre un niveau suffisant de compétence. En général, une APC comprend plusieurs jalons. Les APC représentent les tâches qui doivent être exécutées, tandis que les jalons renvoient aux habiletés de la personne. Si je comprends bien, un jalon pourrait être la capacité de faire une anamnèse complète d’un patient souffrant de plusieurs maladies chroniques, alors qu’une APC consisterait à élaborer et réaliser, avec le patient, un plan de traitement pour une maladie X dans le contexte de plusieurs autres maladies.

Je ne suis en aucun cas une érudite de l’éducation, ni une experte de la CPC ou de l’approche par compétences en formation médicale, mais ce que j’ai appris jusqu’à présent me passionne énormément et, franchement, je suis certaine que tous y trouveront leur compte, tant les corps professoraux que les stagiaires, mais surtout les patients. Cependant, je sais que mon enthousiasme ne fait pas l’unanimité. Ainsi, je profite de l’occasion pour vous expliquer ce qui m’emballe tant au sujet de l’approche par compétences et pour vous répéter ce que les experts en disent.

Il y a quelque temps, j’ai raconté les expériences que j’ai vécues à Addis-Abeba avec plusieurs de nos enseignants en hématologie, alors que nous avons observé TOUTES les interactions entre les stagiaires et les patients. J’ai réfléchi à quel point il était beaucoup plus valorisant de pouvoir jouer un rôle actif auprès des stagiaires, alors qu’ils consultent l’anamnèse du patient, examinent le patient, formulent leur opinion et présentent le plan de traitement au patient. J’ai observé Gena Piliotis – une brillante clinicienne et enseignante – guider gentiment un résident durant la consultation. Lorsqu’il était clair qu’un résident se concentrait trop sur un détail au lieu de voir la situation globale, ou s’il s’éloignait dangereusement du sujet, elle lui demandait simplement : « Tu t’es informé au sujet de X; dis-moi ce que tu en penses. » C’était fantastique! Pour moi, c’était la CPC à son meilleur! L’apprentissage au point de service, et le patient qui en fait partie!

Mais nous sommes bien loin d’Addis-Abeba et, malgré tout ce que nous pouvons apprendre de ces expériences, le déploiement de l’approche par compétences en formation médicale risque d’être bien différent chez nous.

La semaine dernière, je me suis rendue à Ottawa pendant quelques jours et j’ai visité l’Association canadienne des professeurs de médecine (ACPM), un organisme qui appuie les présidents des départements de médecine du Canada. J’y ai appris, sans grande surprise, que la transition vers la CPC suscite des préoccupations généralisées. Le Dr Ken Harris, directeur exécutif du Bureau de l’éducation spécialisée du Collège royal, nous a présenté un exposé fort intéressant sur l’approche par compétences en formation médicale. Il a expliqué que la transition vers l’approche par compétences repose en grande partie sur l’espoir qu’en augmentant la fréquence des évaluations pour aider les stagiaires à réaliser chaque jalon et, par extension, les APC, les membres des corps professoraux et les stagiaires seront plus disposés à tenir des discussions constructives sur le rendement des résidents. J’entrevois aussi cela comme une occasion de réfléchir et de discuter de la façon dont on peut produire des médecins expérimentés, compétents et compatissants. Avons-nous la certitude que ce sera le cas? Avons-nous la certitude que nous pourrons produire des médecins plus compétents? Non, pas pour ainsi dire, mais qui peut affirmer que nous ne pourrions pas améliorer l’évaluation des résidents?    

Les pressions sont énormes – autant réelles que perçues – pour donner une note élevée aux stagiaires, même lorsqu’ils ne la méritent pas. Pour les membres du corps professoral, l’évaluation annuelle, la probabilité d’être reconnu en tant qu’excellent professeur et la promotion sont très étroitement liées aux évaluations qu’ils reçoivent à titre d’enseignant et, que ça leur plaise ou non, l’enseignant qui critique un stagiaire risque de recevoir une mauvaise évaluation. Pour les résidents, il peut être difficile d’obtenir une place dans un programme de surspécialité, d’être admis dans un programme d’études supérieures ou même de trouver un emploi si leur rendement n’est pas exemplaire! Quel mal peut-il y avoir à « répondre aux attentes »? Si l’approche par compétences en formation médicale peut permettre de fournir une rétroaction plus significative et opportune à nos stagiaires, je n’y vois que du bien.

Deux des objectifs stratégiques du département consistent à accorder la priorité au patient dans tout ce que nous faisons et à harmoniser notre formation avec les besoins futurs de la population. Je crois que la CPC peut nous aider à réaliser ces objectifs.

Je vous explique.

Premièrement, compte tenu de la nature du cadre d’évaluation de la CPC, nos corps professoraux devront passer plus de temps avec les stagiaires et les patients au point de service, que ce soit à leur chevet ou en clinique. Je ne crois pas que cela obligera l’enseignant à assister à toute la rencontre, mais il devra faire des vérifications suffisantes et ponctuelles pour assurer la réalisation des jalons et, en bout de ligne, l’exécution des APC. Le fait de passer plus de temps au point de service est selon moi un point positif, mais où les enseignants trouveront-ils le temps nécessaire? Nous savons qu’ils sont déjà suffisamment occupés! Pour mener à bien l’approche par compétences, il faut donc mettre un terme à certaines activités. Mais lesquelles? Nous aimerions entendre ce que les résidents et enseignants actuels ont à dire à ce sujet.

Deuxièmement, bien que je sois une instigatrice du référentiel CanMEDS, la fragmentation des compétences essentielles en concepts distincts ne s’applique pas toujours à l’enseignement des soins aux patients. Selon moi, nous mettons trop souvent l’accent sur le traditionnel rôle d’« expert médical » au détriment des compétences « transversales »** – communicateur, promoteur de la santé, collaborateur et même leader – et, par conséquent, ces dernières ne sont présentées qu’aux demi-journées universitaires ou aux conférences du midi plutôt qu’au point de service. La CPC propose donc une démarche de formation médicale plus holistique qui, au moyen d’interactions plus fréquentes entre les apprenants, les enseignants et les patients au point de service, nous permet d’explorer plus à fond TOUS les aspects du rôle de médecin.

Troisièmement, pour appuyer mon deuxième point, lorsque nous passons moins de temps avec un stagiaire, il peut être très difficile de l’évaluer efficacement. Nous n’avons pas suffisamment de temps pour apprendre à connaître le résident (le problème se pose davantage à l’urgence et aux soins ambulatoires qu’auprès de patients hospitalisés). Encore là, je crois que l’approche par compétences peut être fort utile. Je suppose qu’il pourrait être très intuitif de se poser les questions suivantes après une journée à ses côtés : « Ce stagiaire est-il prêt à accomplir seul la tâche X (consultation en rhumatologie, infiltration articulaire, etc.)? » ou « Voudrais-je que ce médecin traite les membres de ma famille? » C’est un peu comme reconnaître à quel moment un stagiaire comprend à quel point un patient est « malade ». La médecine interne repose sur ce concept, qui détermine la rapidité d’action nécessaire pour prendre en charge le patient et influence les chances de survie du patient, et précise en grande partie le moment où l’enseignant peut « confier » le patient au résident. Dans cette optique, l’approche par compétences est tout à fait logique! Les résidents ne sont pas aptes à devenir des consultants indépendants tant qu’ils ne peuvent suivre une anamnèse détaillée sans omettre des points clés. Et les résidents qui ont de la difficulté à communiquer avec les patients avec empathie – même en situation de stress – ne sont pas ceux que j’aimerais voir auprès des membres de ma famille. Cela va de soi.

Pour ces raisons, l’approche par compétences en formation médicale me remplit d’enthousiasme, et je tiens à vous assurer que nous avons mis en place l’infrastructure, le développement professionnel et le calendrier nécessaires. Le succès de la CPC repose donc sur les éléments suivants :

  1. Temps – il faut consacrer plus de temps à l’enseignement au point de service.
  2. Simplicité – le cadre d’évaluation doit être le plus simple possible et résonner auprès de ceux que nous appelons les « bons médecins ».
  3. Adhésion du corps professoral – l’approche par compétences repose sur la volonté des enseignants à évaluer les stagiaires de façon honnête, juste et constructive.
  4. Adhésion des stagiaires – l’approche par compétences repose aussi sur l’ouverture des résidents à l’égard de la rétroaction constructive et régulière sur leur rendement en tant que médecins. Les commentaires – bien qu’utiles – ne sont pas toujours positifs, mais ils sont toujours constructifs.

Bien sûr, c'est dans les détails que nous trouverons les failles, mais nous sommes entre bonnes mains. Le principal défi associé à la mise en œuvre de la CPC consiste à trouver de nouvelles façons d’amener les stagiaires et les enseignants à discuter du développement de l’expertise clinique et d’accroître l’excellence et l’innovation en formation au sein du département. Autrement dit, il faut miser sur les réalisations antérieures et faire en sorte que l’Université de Toronto s’approprie La compétence par conception. Beaucoup de nos enseignants ont mené de front l’initiative de la CPC/l’approche par compétences au Collège royal, et notre vice-président de l’Éducation, Arno Kumagai, en a assuré la mise en œuvre. Il affichera bientôt un nouveau poste en leadership au sein du département – un responsable du corps professoral pour l’approche par compétences en formation médicale. Les candidats intéressés sont invités à communiquer avec le Dr Kumagai.

Comme d’habitude, n’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires – toutes les suggestions sont bienvenues!

*Frenk J, et al. Health professionals for a new century: transforming education to strengthen health systems in an interdependent world. 2010. The Lancet.

**Sherbino J, Frank JR, Flynn L, Snell L. "Intrinsic Roles" rather than "armour": renaming the "non-medical expert roles" of the CanMEDS framework to match their intent. Adv Health Sci Educ Theory Pract. Dec. 2011; 16(5):695-7.


 

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Trois infographiques sur l’initiative la CPC

Trois infographiques sur l’initiative la CPC

Le Collège royal et les écoles de médecine s’apprêtent à mettre en œuvre la CPC auprès de la première cohorte de résidents en juillet 2017. Nous savons que vous avez des questions au sujet de notre collaboration avec les comités de spécialité pour amorcer le virage vers une approche par compétences en formation médicale. Pour expliquer le tout, et pour vous donner un aperçu plus global de la CPC, nous avons produit trois infographiques :

  1. La compétence par conception : axée sur le patient, dirigée par l’apprenant, validée par les compétences

    Un aperçu global de la CPC, incluant les principaux avantages comme les expériences d’apprentissage personnalisées, et un suivi détaillé de la progression des apprenants.

    La compétence par conception : axée sur le patient, dirigée par l’apprenant, validée par les compétences

  2. Travailler ensemble à la mise en œuvre de la CPC

    Découvrez notre démarche pour définir les nouvelles normes avec les comités de spécialité ainsi que le plan de mise en œuvre. Cet infographique présente des renseignements de haut niveau.

    Travailler ensemble à la mise en œuvre de la CPC

  3. Votre place dans la CPC

    Que nous réserve la CPC? Quels seront les avantages à long terme pour les programmes et les apprenants? Cet infographique vous le dira.

    Votre place dans la CPC

C’est à ne pas manquer!


 

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Pourquoi adopter la CPC? Points de vue de la communauté de la formation médicale

Pourquoi adopter la CPC? Points de vue de la communauté de la formation médicale

Cette nouvelle vidéo sur la CPC offre une série d’entrevues qui présentent la CPC comme la version de l’approche par compétences en formation médicale du Collège royal, et explique les avantages de la CPC pour les résidents et les programmes. Selon les experts interrogés, la CPC permet aux enseignants et aux apprenants de communiquer efficacement pour cibler des compétences particulières à des moments précis durant la formation des apprenants. En résumé, la CPC s’avère la solution tout indiquée pour former de meilleurs médecins au XXIe siècle.

Une série d’entrevues qui présentent la CPC comme la version de l’approche par compétences en formation médicale du Collège royal, et explique les avantages de la CPC pour les résidents et les programmes.


 

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Agrément 101 : de quoi s’agit-il et pourquoi apportons-nous des changements à l’agrément?

Agrément 101 : de quoi s’agit-il et pourquoi apportons-nous des changements à l’agrément?

L’agrément des programmes de résidence est un processus d’amélioration de la qualité qui a pour but de confirmer que tous les programmes et universités respectent les normes nationales (c.-à-d. de qualité égale). Il confirme que les résidents diplômés à l’échelle du pays sont prêts à exercer et possèdent des compétences assurant une prestation des soins de grande qualité.

Comment assurons-nous l’excellence de notre système d’agrément?

Il y a plusieurs années, nous avons amorcé l’examen de notre système d’agrément, avec nos partenaires du Collège des médecins de famille du Canada (CMFC) et du Collège des médecins du Québec (CMQ). Nous avons ciblé plusieurs domaines que nous pouvons améliorer; ce mois-ci, nous lançons des consultations nationales au sujet de notre proposition. Nous serions ravis de savoir ce que vous en pensez!

Adapter le système en fonction de la pratique actuelle

Même si le système actuel comporte des aspects positifs (c.-à-d. processus rigoureux et systématique, et examen par des pairs), il présente aussi certaines lacunes et certains défis. En 2012, nous avons formé des groupes de discussion et mené des entrevues auprès des doyens aux études postdoctorales et d’autres intervenants; la majorité étaient d’avis qu’une transformation majeure était requise.

Un grand nombre d’aspects importants constituent des défis d’envergure :

  • Manque d’insistance sur la qualité des résultats de programme;
  • Catégories d’agrément inappropriées;
  • La participation des résidents n’est pas toujours optimisée;
  • Processus imprimé exigeant en main-d’œuvre;
  • Tendance à considérer l’agrément comme une visite produisant un « instantané » à enjeux élevés et parfois de nature punitive;
  • Prise de décisions idiosyncrasique.

Vers un nouveau système

En 2013, nous avons fait équipe avec le CMFC et le CMQ afin de former le Consortium canadien d'agrément des programmes de résidence (CanRAC) et d’offrir un nouveau système d’agrément. Nous avons formulé une proposition qui vise à préserver les forces de notre système actuel, tout en l’actualisant et en l’adaptant aux pratiques exemplaires et à l’approche par compétences en formation médicale.

Système actuel

  • Processus systématique et rigoureux
  • Examen par les pairs
  • Processus manuel, imprimé
  • Visite épisodique produisant un « instantané »
  • Normes fondées sur des processus qui ne mettent pas assez l’accent sur les résultats
  • Catégories d’agrément ambiguës
  • Participation des résidents non optimisée
  • Incohérence dans la prise de décisions
  • Enjeux élevés, nature punitive

Système proposé

  • Processus systématique et rigoureux
  • Examen par les pairs
  • Plateforme numérique
  • Cycle continu d’agrément
  • Normes plus explicites et davantage axées sur les résultats
  • Catégories d’agrément révisées et plus claires
  • Système favorisant la participation des résidents
  • Processus décisionnel normalisé et reproductible
  • Importance accordée à l’amélioration continue

Mise en œuvre graduelle

L’adoption d’un nouveau système d’agrément est complexe. Nous sommes conscients que les universités et les programmes auront besoin de temps et d’un soutien pour se préparer. Les visites d’agrément en 2016 se dérouleront comme d’habitude. La période d’essai des prototypes se poursuivra jusqu’en 2019. Nous prévoyons l’adoption globale des nouveaux processus et normes par tous les programmes et facultés visités après le 1er juillet 2019. Pour en savoir plus sur nos plans de mise en œuvre, visitez www.canrac.ca.

Exprimez-vous : lancement des consultations nationales en novembre 2016

Ce mois-ci, le consortium CanRAC lance un processus exhaustif de consultation à l’échelle nationale. Vous serez appelés à vous prononcer au sujet des nouvelles normes proposées pour les facultés de médecine et les programmes de résidence, sans oublier la proposition d’un nouveau processus d’agrément! Pour en savoir plus, visitez le site www.canrac.ca or email info@canrac.ca

Quelle sera l’incidence de l’approche par compétences en formation médicale sur les changements en matière d’agrément?

La proposition du consortium CanRAC a pour but d’adapter notre système aux pratiques exemplaires établies dans le domaine de l’agrément au XXIe siècle. Ceci comprend la transition vers l’approche par compétences en formation médicale, mise en évidence dans l’initiative La compétence par conception (CPC) du Collège royal et le cursus Triple C du CMFC.

Découvrez les liens entre la réforme de l'agrément et la CPC.


 

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