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Point de contact de La compétence par conception - avril 2018

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Point de contact de La compétence par conception

Bulletin officiel du collège royal sur la CPC

Créé afin d’informer, d’aider et d’échanger. À propos

Message du directeur général

Royal College CEO Andrew Padmos

Chers collègues,

L’approche par compétences en formation médicale est un mouvement mondial axé sur les apprenants qui leur permet de guider leur apprentissage et, ainsi, de travailler à un rythme qui leur convient. La compétence par conception (CPC) est l’adaptation de cette approche par le Collège royal pour la formation des résidents et la pratique spécialisée au Canada. La CPC se concentre sur le développement des compétences implicites propres à la discipline dans tous les rôles CanMEDS en mettant moins l’emphase sur le temps passé à la formation. De par cette méthode, nous espérons améliorer les soins aux patients en améliorant l’apprentissage dans l’ensemble du continuum, de la résidence à la retraite.

Depuis quelques années, le personnel du Collège royal et la communauté de la formation médicale postdoctorale spécialisée partout au pays se concentrent sur une tâche quotidienne difficile : faire la transition vers la CPC. Malgré nos efforts acharnés, nous continuons d’en apprendre sur l’approche par compétences en formation médicale et d’évaluer notre progression.

Dans ce numéro de Point de contact de La compétence par conception, nous discuterons entre autres de l’évaluation de l’apprentissage, des leçons apprises et de notre progression.

La CPC offre une nouvelle approche à l’enseignement et à l’évaluation grâce à des observations directes et régulières qui confirment que les résidents réussissent les activités professionnelles confiables (APC) en situation réelle. Un nouveau modèle de coaching appuiera la nouvelle relation entre l’enseignant et l’apprenant dans la CPC. Pour ce faire, les cliniciens doivent adopter une mentalité de changement et agir davantage comme des guides (coachs) et moins comme des enseignants.

Dans ce numéro de Les visages de la CPC, Rob Anderson, directeur de programme, et Andrew Shanmugarajah, résident de première année, font part de leurs expériences concernant ces observations au Département d’anesthésie de l’École de médecine du Nord de l’Ontario.

Le Collège royal a adapté son portfolio électronique MAINPORT afin d’encourager les résidents à fixer leurs objectifs personnels, à faire le suivi de leurs plans d’apprentissage, à réfléchir aux activités d’apprentissage et d’évaluation et à recevoir de la rétroaction à ce sujet. Le portfolio électronique des résidents traduit la théorie de l’approche par compétences en formation médicale dans la réalité de la CPC.

Même si les examens continueront de faire partie des processus d’évaluation de la CPC, des changements seront également apportés à ce niveau. L’examen de Fondements chirurgicaux sera le premier à être devancé dans le parcours de formation. Apprenez-en plus sur le sujet plus loin dans ce numéro.

Le Collège royal continue également d’en apprendre plus sur l’approche par compétences en formation médicale : nous apprenons grâce aux expériences d’autres pays ayant mis en place cette approche; nous apprenons grâce aux expériences des deux premières disciplines ayant adopté la CPC; et nous apprenons grâce aux expériences de l’Université Queen’s, qui a mis en place l’approche par compétences en formation médicale dans toutes ses disciplines. Comme pour la CPC, nous évaluerons notre propre apprentissage. Nous espérons que vous ferez partie des observateurs au pays qui nous transmettront leurs commentaires afin que nous puissions nous améliorer au fur et à mesure que davantage de disciplines feront la transition vers la CPC.

Recevez mes sincères salutations.

Andrew Padmos, BA, MD, FRCPC, FACP
Directeur général

 

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Relation entre enseignant et apprenant : Comprendre le modèle de coaching de la CPC

Relation entre enseignant et apprenant : Comprendre le modèle de coaching de la CPC

Le mot « coach » évoque l’image d’un entraîneur de sport qui, sifflet en bouche, aide et encourage les athlètes à améliorer leur performance. Les résidents ne s’éloignent pas trop de ce scénario : ils s’efforcent d’apprendre de leurs enseignants et sont prêts à faire des heures supplémentaires afin de devenir les meilleurs spécialistes possibles.

Mais qu’est-ce qui fait un bon leader pour les résidents dans le milieu complexe d’aujourd’hui? Et quelles sont les pratiques exemplaires qui permettent de bâtir la relation entre l’enseignant clinique et l’apprenant résident?

Comprendre le modèle de coaching de la CPC

Le Collège royal a travaillé avec des éducateurs médicaux chevronnés afin d’élaborer le modèle de coaching de La compétence par conception (CPC) ainsi qu’un ensemble de ressources complémentaires pour faciliter et appuyer l’enseignement et l’apprentissage dans le cadre de la CPC.

Dans la CPC, le coaching est tant une méthode d’enseignement qu’un élément d’évaluation formative en milieu de travail. Le modèle de coaching de la CPC est constitué de deux composantes : coaching en direct et coaching en continu.

Le coaching en direct exige que les cliniciens établissent un rapport pédagogique avec les résidents et définissent des attentes, observent les résidents pendant qu’ils exécutent leurs tâches quotidiennes, leur fournissent une rétroaction, et documentent la rencontre. L’observation régulière est l’élément clé.

Le coaching en continu prévoit l’établissement d’une relation longitudinale entre un clinicien (membre du corps professoral) et un résident. Il prévoit des discussions en tête à tête régulières sur la progression du résident vers l’atteinte de la compétence, et non une expérience clinique unique. Les tendances dans le rendement sont utilisées pour planifier des occasions d’apprentissage. Pour que le partenariat éducatif soit efficace, le résident doit être convaincu que le clinicien l’aide à progresser.

Les deux composantes utilisent le coaching pour guider les apprenants dans le cadre d’un processus qui permet d’améliorer leur rendement. Les coachs offrent aux résidents de la rétroaction sur ce qu’ils ont vu durant une observation, et surtout, leur proposent des suggestions d’amélioration concrètes et des moyens pour apporter ces améliorations. Autrement dit, la rétroaction avec coaching aide le résident à comprendre ce qu’il doit changer afin de passer à la prochaine étape pour acquérir la compétence requise.

Pour en apprendre davantage sur le modèle de coaching de la CPC et les ressources, cliquez ici ou visionnez la vidéo.

 

 

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Les visages de la CPC

Premières perspectives : observations directes régulières

Entrevue avec
Rob Anderson, MD, FRCPC

Directeur du programme d’anesthésiologie
Professeur agrégé
École de médecine du Nord de l’Ontario
Éducateur clinicien membre du Comité d’évaluation en milieu de travail, Collège royal

et
Andrew Shanmugarajah, MD
Résident de première année, anesthésiologie
École de médecine du Nord de l’Ontario

Maintenant que les deux premières disciplines ont lancé le programme de La compétence par conception (CPC) en juillet dernier et que six autres sont prêtes à le lancer en juillet de cette année, nous offrons un aperçu de l’un des nouveaux aspects du système hybride de l’approche par compétences en formation médicale et des observations directes régulières.

Pour ce numéro de Point de contact de La compétence par conception, nous avons voulu jeter un œil aux deux facettes de cette composante de la CPC. Nous avons discuté avec Rob Anderson, directeur d’un programme de résidence, et Andrew Shanmugarajah, résident de première année, de leurs expériences avec les observations directes régulières au Département d’anesthésie de l’École de médecine du Nord de l’Ontario. Voici ce qu’ils avaient à dire.

Selon vous, quel est le véritable avantage des observations directes régulières dans la CPC?

Dr Anderson :

Augmenter le nombre d’observations directes et en peaufiner la structure, en plus d’offrir de la rétroaction avec coaching dans le paradigme de la CPC, améliore la trajectoire d’apprentissage pour tous les apprenants. Il me semblait injuste que les résidents en difficulté aient accès à un programme de remédiation, ce qui signifie souvent de la rétroaction et des observations directes plus nombreuses et plus ciblées. Si la remédiation améliore l’apprentissage des résidents en difficulté, pourquoi ne pas offrir cet avantage à tous les apprenants, peu importe où ils se situent dans le spectre d’apprentissage? Aujourd’hui plus que jamais, les résidents cherchent à obtenir davantage de suggestions d’amélioration concrètes et de moyens pour apporter ces améliorations. La CPC peut répondre à ce besoin.

Dr Shanmugarajah :

Grâce aux observations directes régulières, j’ai reçu des suggestions d’amélioration concrètes et des moyens pour apporter ces améliorations. Au lieu de recevoir une évaluation générale de mon rendement pour une journée, une semaine ou un mois en particulier, j’ai reçu une rétroaction ciblée quotidienne. Avoir la possibilité de suivre ma progression et de réfléchir à mes besoins d’apprentissage m’a aussi donné un certain contrôle sur mon apprentissage clinique.

Décrivez votre rôle dans les observations de la CPC.

Dr Anderson :

En tant que directeur de programme au début de la CPC, mon rôle a été d’aider à créer, à structurer et à réviser les observations; d’offrir un programme de perfectionnement professoral sur l’accès aux formulaires et la rétroaction de qualité supérieure; d’offrir un programme de perfectionnement pour les résidents sur comment « enseigner gentiment aux enseignants » la façon d’interagir dans un monde de CPC; et de guider l’utilisation des observations. Un aspect important des observations de la CPC concerne les résidents qui ne sont pas encore compétents et qui requièrent de la rétroaction avec coaching, essentielle à la croissance des apprenants. Les résidents doivent vouloir recevoir de la rétroaction avec coaching avant de devenir compétents de même que pour documenter leurs compétences, et les comités de compétence doivent être favorables à l’évaluation de l’apprentissage. C’est un changement de mentalité pour tous, et une partie importante de mon travail consiste à appuyer ce changement.

Dr Shanmugarajah :

En tant que résident, mon rôle est de cibler les observations et les activités professionnelles confiables (APC) dont j’ai besoin et de consulter mon horaire afin de voir comment je peux les atteindre. Je dois également être proactif chaque jour et indiquer à mes superviseurs les APC pour lesquelles j’aimerais être évalué. De plus, on s’attend à ce que j’élabore un plan d’apprentissage et que j’en fasse part au comité de compétence afin de m’assurer que mes priorités sont appropriées et que je continue à maximiser les résultats de ma formation.

Quels défis avez-vous rencontrés?

Dr Anderson :

Travailler avec des groupes externes, par exemple les résidents hors du service d’attache qui commencent à peine à connaître la CPC, peut être difficile, mais c’est toujours possible. Évidemment, certains problèmes se posent en cours de route. Changer de technologie, modifier les définitions et les stratégies d’évaluation, créer un comité de compétence et non un comité d’évaluation, définir le rôle de simulation et déterminer les finances; voilà quelques-uns des obstacles auxquels nous sommes confrontés. Toutefois, grâce à une vision claire et à une équipe qui nous soutient à l’échelle locale et nationale, ce ne sont que des problèmes à résoudre, et non des barrières insurmontables.

Dr Shanmugarajah :

Un des plus importants défis auxquels nous sommes continuellement confrontés est la collecte d’observations durant les stages hors du service d’attache. Certaines APC sont liées à ces stages, mais la transition est difficile, particulièrement pour les stages où il n’y a pas d’interaction régulière avec un médecin membre du personnel.

Avez-vous eu des surprises?

Dr Anderson :

Pour moi, la plus grande surprise a été les conversations solides et réfléchies du comité de compétence. Nous avons un comité d’évaluation depuis longtemps, qui vérifie les évaluations marquées et appuie les résidents en difficulté. Notre comité de compétence, lui, effectue une évaluation approfondie de chaque résident. Les connaissances et l’expérience collectives sont essentielles pour offrir du soutien et de la rétroaction à tous les résidents. Je ne m’inquiète pas du fait qu’un résident prenne du retard ou échoue sans que nous nous en rendions compte à temps pour l’aider. L’expérience a été très positive malgré la charge de travail supplémentaire. Je sens que c’est un travail précieux et important!

Dr Shanmugarajah :

Ce qui m’a surpris, c’est à quel point certains superviseurs ont accepté les stratégies d’évaluation de la CPC, réfléchissant activement aux APC que je peux accomplir ou remplissant des évaluations portant sur des compétences qu’ils ont observées sans que je leur demande de le faire. Grâce à leurs efforts continus, la transition a été beaucoup plus facile que ce à quoi je m’attendais quand j’ai commencé ma résidence.

Qu’est-il important de garder en tête à propos des observations de la CPC?

Dr Anderson :

La chose la plus importante, c’est que les observations visent à faciliter l’apprentissage et le perfectionnement, pas seulement à les documenter. Si nous avons peur d’offrir de la rétroaction avec coaching ou d’inscrire un résident comme non indépendant, si le comité de compétence voit les observations inférieures au niveau de compétence comme une préoccupation, ou si les résidents ne demandent pas à obtenir des observations avant de se sentir prêts à agir de façon autonome, alors nous risquons de retourner sur la voie de la documentation des compétences et du marquage des échecs. Nous aurons donc manqué d’ajouter la valeur associée à ce changement.

Dr Shanmugarajah :

Les observations visent à refléter la croissance des résidents. Il m’arrive encore parfois de perdre de vue cet objectif, car on ne se sent pas toujours à l’aise d’être évalué lorsqu’on n’est pas encore compétent. Par contre, attendre jusqu’à ce que je me sente compétent avant de demander une évaluation va à l’encontre de la raison d’être de la CPC et gaspille des occasions de croissance plus tôt durant la formation.

Si vous pouviez dire aux médecins d’une autre spécialité une chose pour se préparer aux observations de la CPC, que leur diriez-vous?

Dr Anderson :

Je leur dirais la même chose que m’a dit l’un des responsables de l’approche par compétences en formation médicale du programme de chirurgie orthopédique de l’Université de Toronto : il faut simplement commencer. Choisissez deux ou trois aspects à observer qui semblent plus faciles et adaptez les évaluations existantes en fonction de ces aspects; faites participer quelques responsables qui feront un excellent travail et commencez à effectuer quelques observations. Ne vous enlisez pas dans vos habitudes, car les choses changeront beaucoup en cours de route vers la nouvelle norme. Vous pouvez en apprendre beaucoup en faisant seulement quelques observations, et vous pouvez appliquer vos apprentissages au reste de votre parcours.

Dr Shanmugarajah :

D’après mon expérience, les apprenants et les enseignants doivent vraiment adhérer au nouveau modèle. C’est un nouveau style d’évaluation qui requiert une nouvelle mentalité de part et d’autre. Les apprenants doivent se sentir à l’aise d’être évalués avant d’être compétents, et les évaluateurs doivent se sentir à l’aise d’évaluer quelqu’un qui est temporairement incompétent. La CPC offre des occasions d’enseignement plus tôt dans le parcours et révèle la croissance des résidents au fil du temps. Le processus s’en trouve également amélioré si les apprenants et les enseignants connaissent de façon proactive les APC existantes et reconnaissent les occasions d’évaluation à mesure qu’elles se présentent.

 

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Pocket full of Change

Rhonda St. Croix

Clés pour diriger un changement fructueux : suivre une approche de coaching et de rétroaction

Malgré une vision des plus évocatrices, le changement durable et significatif commence quand les gens choisissent d’adopter de nouveaux comportements. La compétence par conception (CPC) nécessite des changements à différents niveaux : système, organisation, discipline, programme, culture, processus, relations et rôles.

Dans la première partie de cette rubrique, j’ai abordé la tendance à suivre des approches descendantes axées sur un plan. Bien que ces approches soient nécessaires, elles ne permettent pas de faire face efficacement à la complexité. L’adoption d’un changement complexe requiert des approches axées sur le coaching et la rétroaction; nous accomplirons plus de choses en suivant une approche axée sur le coaching afin de réduire l’écart entre notre réalité actuelle et le résultat désiré, en apportant des changements en nous en premier et en cherchant à obtenir une rétroaction honnête des gens concernés par le changement.

Dans la présente édition, j’explore le rôle du coaching et de la rétroaction dans la CPC et dans le changement.

D’après le Dr Edward Deming, père de la qualité, « il ne peut y avoir aucune transformation organisationnelle sans transformation personnelle ». Les leaders ne peuvent pas apporter de véritables changements à l’organisation sans vivre eux-mêmes des changements personnels. Nous créons des changements dans nos interactions quotidiennes en modifiant notre façon de penser et nos actions. Le passage à un avenir meilleur n’a aucune chance de se réaliser si nous ne sommes pas prêts à nous changer nous-mêmes d’abord; c’est l’objectif du coaching.

Un principe clé à suivre pour mener le changement, c’est que la qualité du processus de changement doit correspondre à l’essence du changement. Par exemple, si le changement concerne la création d’une culture plus participative et inclusive, nous devons diriger et concevoir le changement de façon participative et inclusive. Puisque la CPC vise à créer une culture de coaching et de rétroaction, nous devons adopter une approche axée sur le coaching et la rétroaction.

Alors, comment le processus de coaching et de rétroaction peut-il nous aider à changer notre comportement afin que nous puissions parvenir à mettre en œuvre la CPC? Voici quelques stratégies utiles.

Reconnaître le risque.

Dès que nous articulons une vision pour un nouvel avenir, nous créons des changements et, possiblement, de la tension, du malaise et des conflits. Chaque fois que nous recevons de la rétroaction d’une perspective différente (que ce soit en rencontre individuelle ou dans un groupe d’intervenants), un sentiment de perte est naturel, et peut ébranler notre image personnelle. Nous ne pouvons pas laisser ce risque détruire notre engagement et notre volonté à changer. Nous devons naviguer à travers le malaise et la vulnérabilité. Comme l’a dit Brene Brown, « la vulnérabilité est le berceau de l’innovation, de la créativité et du changement ». Avec un peu de chance, cette transformation s’effectue dans un environnement sécuritaire et ne nous fait pas trop sortir de notre zone de confort.

La ligne est mince entre « défi » et « soutien ». Recevoir trop de rétroaction trop souvent peut être écrasant et peut nous faire craquer; en revanche, trop peu de rétroaction peut nous faire rester dans notre zone de confort, prisonniers du statu quo.

Cultiver un état d’esprit axé sur le développement, réceptif à la rétroaction.

Adopter un changement de comportement important peut être difficile, et nous avons besoin de rétroaction pour nous voir plus clairement. Par exemple, de nombreuses communautés essaient de ralentir la circulation en utilisant la rétroaction fournie par les radars routiers. Ceux-ci provoquent une boucle de rétroaction : vitesse du conducteur (action), affichage de la vitesse (information) et réduction de la vitesse (réponse). Toutefois, les boucles de rétroaction « action-information-réponse » sont rarement aussi simples.

Peu importe le défi lié au changement de comportement, nous devons être plus enclins à accepter la rétroaction. Nous pouvons y arriver en présumant que la personne qui nous offre sa rétroaction le fait dans l’intention positive de nous aider à apprendre et à croître. Nous cesserons ainsi d’être sur la défensive. Nous devons être ouverts et curieux, nous devons poser des questions afin de comprendre ce que les autres voient que nous ne voyons pas. Il s’agit d’accepter la rétroaction et la personne qui la donne, de mettre de côté ce que vous savez déjà et d’inviter les autres à élargir leur façon de penser. Cela crée un contexte propice pour cerner quelques idées et options possibles afin de réduire l’écart entre l’état actuel et l’état désiré. N’ayez pas peur de l’écart.

Adopter une approche de coaching, fondée sur de petites étapes et l’expérimentation.

Après nous être occupés du malaise causé par les nouvelles perspectives, avoir interprété ce qui est juste et vrai et ciblé quelques options, c’est le moment d’agir. Marshall Ganz l’a dit : « si nous ne commençons pas à agir, nous ne pouvons pas commencer à apprendre ».

Quand on parle de changement de comportement, une approche ciblée est la clé; nous pouvons cibler un nouveau comportement à commencer ou à arrêter. Pour ce faire, l’approche expérimentale est à privilégier. Essayez le nouveau comportement et apprenez. Certaines expérimentations n’apporteront pas les résultats voulus, alors que d’autres auront des résultats positifs. Déterminez l’action que vous allez entreprendre et la façon dont vous allez évaluer les résultats. L’engagement envers de nouveaux comportements demande du temps et provient de l’expérience acquise et des leçons apprises.

Mettre en place un changement complexe dans la formation médicale exige du temps et de l’adaptation, de petites victoires et une tolérance envers le désordre. Selon Dave Snowden, gourou de la complexité, « nous devons accomplir de petites choses dans le présent plutôt que de promettre de grandes choses pour l’avenir ».

Lecture supplémentaire (disponible en anglais seulement) :

 

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Réponses à vos questions

Réponses à vos questions sur le portfolio électronique des résidents

Dans ce numéro de Point de contact de La compétence par conception, nous répondons à quelques-unes des questions que le Collège royal a reçues au sujet du portfolio électronique des résidents.

Le portfolio électronique des résidents est une variation du portfolio électronique MAINPORT existant du Collège royal que les Associés et les médecins en exercice utilisent pour consigner et suivre la participation au programme de Maintien du certificat (MDC). Le portfolio électronique des résidents est un outil d’apprentissage précieux et gratuit qui soutient les enseignants et les résidents dans l’évaluation fondée sur les compétences en :

  • permettant la saisie électronique des observations
  • incluant les versions à jour des normes éducatives du Collège royal et des plans d’apprentissage des programmes
  • permettant aux comités de compétence d’évaluer la progression des apprenants
  • facilitant l’interaction entre l’apprenant et l’observateur
  • produisant des analyses et des rapports aux fins de contrôle et de comparaison
  • conservant toutes les données sur l’apprentissage d’un médecin au même endroit

Voici ce que vous nous avez demandé.

L’utilisation du portfolio électronique des résidents du Collège royal est-elle obligatoire?

Le Collège royal est conscient que nombre de ses partenaires universitaires ont en place des systèmes pour consigner les données sur les résidents, les évaluer et y accéder; c’est pourquoi l’utilisation du portfolio électronique des résidents du Collège royal ne sera pas obligatoire pour les universités et les programmes. L’utilisation d’un portfolio électronique sera néanmoins obligatoire pour permettre l’évaluation en milieu de travail des apprenants.

Vais-je être en mesure de voir comment fonctionne le portfolio électronique? Y a-t-il une version d’essai?

Les responsables de l’approche par compétences en formation médicale et les superutilisateurs dans les écoles qui ont signé une convention de licence d’utilisateurs universitaires ont accès à l’environnement de test du portfolio électronique. Cet environnement peut être utilisé pour faire la démonstration du système et soutenir le perfectionnement du corps professoral dans leur école. Le nombre de comptes est limité, c’est pourquoi les écoles sont invitées à en limiter l’utilisation à des personnes précises afin d’éviter le recoupement des usages.

Quand ma spécialité aura-t-elle accès au portfolio électronique?

Avec le lancement de La compétence par conception (CPC) dans les disciplines d’anesthésiologie et d’oto-rhino-laryngologie et chirurgie cervico-faciale en juillet dernier, le système est déjà utilisé dans les écoles qui se sont inscrites pour utiliser la plateforme.

La médecine d’urgence, la pathologie judiciaire, l’oncologie médicale, la néphrologie, les fondements chirurgicaux et l’urologie sont prêts pour le lancement de la CPC qui aura lieu en juillet. Les utilisateurs de cette cohorte sont déjà en cours d’inscription.

Pour les disciplines qui lanceront la CPC en juillet 2019 ou plus tard, l’accès sera fourni avant le lancement afin de permettre la formation sur le système, en fonction de la vitesse à laquelle la spécialité termine ses documents sur la CPC en anglais et en français. Une fois le portfolio électronique des résidents téléchargé avec les activités professionnelles confiables (APC) propres à la discipline et les jalons, l’inscription pour avoir accès au système commencera. Consultez le calendrier de mise en œuvre de la CPC pour connaître la date de lancement prévue pour votre discipline.

Est-il possible que mon programme ait accès plus tôt au portfolio électronique afin que nos nouveaux résidents qui commenceront en juillet 2018 puissent apprendre à utiliser le système?

Oui, l’inscription des disciplines en 2018 est en cours. Vous pouvez faire l’essai du portfolio avec vos nouveaux résidents avant juillet. N’oubliez pas qu’il s’agit du système en direct : les observations entrées ne peuvent pas être supprimées et resteront dans le système.

Comment allons-nous commencer la transition entre notre plateforme actuelle et le portfolio électronique? Devons-nous vous fournir quelque chose en particulier?

Après l’inscription de votre université au portfolio électronique et le téléchargement des documents de votre discipline dans le système, le Collège royal n’aura besoin que de la liste d’utilisateurs de votre école et des rôles dont ils auront besoin dans le système. Veuillez faire parvenir ces renseignements par courriel à l’adresse eportfolio@collegeroyal.ca. Pour la plupart des utilisateurs, nous n’avons besoin que de leur prénom, nom de famille et adresse courriel. Pour les résidents, nous avons également besoin de leur numéro d’identification médicale du Canada (NIMC) ou de leur date de naissance, l’université où ils ont obtenu leur diplôme de médecine ainsi que l’année où ils l’ont obtenu. Après l’inscription de vos utilisateurs, nous leur enverrons un courriel de confirmation. Il n’y a rien de plus à faire.

Comment puis-je obtenir une copie des modèles d’observation et des grilles d’APC afin de les utiliser comme exemples auprès des nombreuses divisions avec lesquelles je vais travailler?

Vous pouvez obtenir les modèles d’observation en remplissant notre formulaire de demande électronique. Une fois que vous aurez accepté les modalités, nous vous enverrons immédiatement un courriel contenant un lien à suivre pour accéder aux modèles d’observation et aux guides sur les APC.

Qui peut m’inscrire afin que je puisse consulter une demande d’accès au portfolio électronique?

Si vous lancez la CPC cette année, les administrateurs de programme enverront au Collège royal des formulaires d’inscription pour votre programme ou discipline au moyen de l’adresse eportfolio@collegeroyal.ca. Si vous ne lancez pas la CPC cette année, veuillez communiquer avec l’administrateur de votre programme pour obtenir de plus amples renseignements.

Où puis-je trouver du matériel de formation? Le webinaire mentionne des renseignements nouveaux qui seront disponibles sur une base continue.

Si vous êtes un utilisateur inscrit au portfolio électronique, ouvrez une session dans le système et cliquez sur le lien « Besoin d’aide » dans le coin supérieur droit. Vous y trouverez des modules de formation pour chaque rôle dans le système.

Puis-je utiliser mon appareil mobile?

Le portfolio électronique des résidents a été conçu pour favoriser l’affichage mobile; il ajustera donc l’affichage en fonction de la taille de l’écran. Par contre, si vous voulez utiliser le portfolio électronique sans connexion Internet, vous devrez télécharger l’application iOS dans la boutique Apple Store. L’application est offerte en français et en anglais.

Une application pour le portfolio électronique sera-t-elle offerte dans BlackBerry World ou Amazon?

Pour le moment, nous évaluons les demandes visant à offrir l’application dans d’autres boutiques (par exemple, Google Play et Amazon) et déciderons d’offrir ou non l’application sur d’autres plateformes.

Comment les données du portfolio électronique sont-elles conservées et qui peut y accéder?

Les données du portfolio électronique sont conservées dans des bases de données canadiennes. L’accès est limité aux données nécessaires pour soutenir les candidats lors de l’inscription, de l’évaluation des titres, de l’inscription aux examens et de la certification. Le Collège royal n’a aucun autre accès aux données. Vous trouverez davantage de renseignements sur les données et la confidentialité dans la Convention de licence de l’utilisateur final. Vous pouvez consulter les pratiques de confidentialité du Collège royal au www.royalcollege.ca/rcsite/about/privacy-f.

Si vous avez des questions liées au portfolio électronique des résidents, veuillez les envoyer par courriel à l’adresse eportfolio@collegeroyal.ca.

 

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Les pionniers des premiers examens de la CPC

Les pionniers des premiers examens de la CPC

Le programme de fondements chirurgicaux n’est peut-être pas le premier à passer à La compétence par conception (CPC), mais il est le premier à devancer son examen.

Après avoir été lancée dans deux disciplines en juillet 2017, la CPC sera lancée dans six autres disciplines en juillet 2018, dont les fondements chirurgicaux. La médecine d’urgence, la pathologie judiciaire, l’oncologie médicale, la néphrologie et l’urologie sont les autres disciplines de la cohorte de 2018. Le programme de fondements chirurgicaux durant deux ans, il est le premier à devancer son examen du printemps à l’automne.

Les comités de spécialité déterminent l’horaire des examens en fonction des besoins de leur discipline. Pour la plupart des disciplines, le format de la CPC signifie que les examens se tiendront plus tôt dans la formation, probablement à la fin de l’étape de maîtrise de la discipline. Cela permettra aux résidents de peaufiner leurs compétences et de se préparer pour la pratique autonome dans leur dernière année, au lieu d’être enfermés dans leurs manuels à étudier pour leurs examens.

Plus de 450 résidents en fondements chirurgicaux commenceront leur formation dans une spécialité chirurgicale en juillet. Avant le 31 août, ils devront soumettre une demande pour le nouvel examen de fondements chirurgicaux de la CPC qui aura lieu à l’automne 2019. Cette année sera unique, car l’examen de fondements chirurgicaux sera offert deux fois. Les 450 résidents qui ont commencé leur formation chirurgicale en juillet 2017 doivent soumettre, avant le 30 avril 2018, une demande pour le dernier examen traditionnel de fondements chirurgicaux qui aura lieu au printemps 2019.

Le programme de fondements chirurgicaux correspond à la période initiale de formation postdoctorale durant laquelle les résidents apprennent les compétences fondamentales de la chirurgie. Neuf spécialités chirurgicales exigent que ce programme soit suivi :

  • Chirurgie cardiaque
  • Chirurgie générale
  • Neurochirurgie
  • Obstétrique et gynécologie
  • Oto-rhino-laryngologie et chirurgie cervico-faciale
  • Chirurgie orthopédique
  • Chirurgie plastique
  • Urologie
  • Chirurgie vasculaire

Les résidents terminent en même temps les étapes de progression vers la discipline et de l’acquisition des fondements de la discipline des fondements chirurgicaux et leur formation de spécialité chirurgicale.

Les comités de compétence des fondements chirurgicaux et les directeurs de programme surveillent la progression des résidents grâce aux activités professionnelles confiables (APC) et recommandent le passage à l’étape suivante du continuum de la compétence. En même temps, les comités de compétence des spécialités chirurgicales primaires et les directeurs de programme surveillent la progression de leurs spécialités grâce aux APC et recommandent le passage à l’étape suivante du continuum de la compétence.

Les résidents doivent terminer toutes les APC des fondements chirurgicaux avant de pouvoir passer à l’étape de la maîtrise de la discipline dans leur spécialité chirurgicale. Les résidents n’ont pas besoin de réussir l’examen de fondements chirurgicaux pour passer à l’étape de la maîtrise de la discipline, mais ils doivent le réussir pour être admissibles à l’examen de leur spécialité chirurgicale.

Le Collège royal continue de travailler en étroite collaboration avec les directeurs des programmes, les présidents des comités d’examen, les présidents des comités de spécialité en fondements chirurgicaux et les neuf spécialités chirurgicales afin d’assurer une transition sans heurt vers la CPC et le nouveau calendrier d’examens.

 

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Premières observations de la CPC en situation réelle

Dans le cadre de l’évaluation de La compétence par conception (CPC), le Collège royal a réuni des partenaires sur le terrain pour discuter directement avec le Conseil du Collège royal afin d’obtenir de la rétroaction sur les leçons apprises et sur les points à améliorer de la CPC. Le Conseil est le corps dirigeant du Collège royal.

Durant la réunion du Conseil du 23 février, l’ancien président, le Dr Kevin Imrie, a animé une discussion de groupe avec un responsable de l’approche par compétences en formation médicale et des résidents de partout au pays, notamment :

  • Sohaib Al-Asaaed, responsable de l’approche par compétences en formation médicale à l’Université Memorial et professeur adjoint d’oncologie
  • Janice Chisholm, responsable de l’approche par compétences en formation médicale, ancienne directrice du programme de résidence en anesthésie à l’Université Dalhousie et professeure agrégée d’anesthésiologie au Centre des sciences de la santé QEII
  • Robyn Doucet, nouvelle directrice du programme d’anesthésiologie à l’Université Dalhousie
  • Éric Guimond, résident en anesthésiologie à l’Université de Sherbrooke
  • Dre Anna Oswald, responsable de l’approche par compétences en formation médicale à l’Université de l’Alberta et professeure agrégée de la Division de rhumatologie à la Faculté de médecine et de dentisterie
  • Gurtej Sandhu, résident en médecine interne à l’Université de l’Alberta

Les participants ont discuté de ce qui a bien et mal fonctionné dans leur programme respectif, en plus d’indiquer les ressources qui ont été selon eux les plus utiles pour préparer la transition vers la CPC. Ils ont fait part des surprises rencontrées en cours de route et ont transmis des conseils aux directeurs de programme, aux résidents, aux responsables de l’approche par compétences en formation médicale et aux chefs de département dans d’autres disciplines sur la mise en place de la CPC de même qu’au Collège royal sur le soutien au lancement des futures cohortes.

Au nom du Conseil, la Dre Françoise Chagnon, présidente du Collège royal, a remercié pour leurs commentaires les personnes mettant en place la CPC, affirmant que ce qui compte, ce n’est pas les communications, mais l’établissement de relations. Le Collège royal apprendra des observations que le groupe a communiquées par Skype et améliorera la CPC à mesure que la communauté de formation médicale spécialisée lancera plus de disciplines.

 

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À propos :
Le bulletin électronique Point de contact de La compétence par conception informe la communauté médicale des enjeux, faits nouveaux et activités, bref, de tout ce qui se rapporte à la mise en œuvre de la CPC, partout au Canada.