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Démystifier le sommeil et autres aventures

DOSSIERS D’ASSOCIÉS, VOL. 1 : DR ROGER BROUGHTON, FRCPC

Par : Membre de l’équipe de rédaction du Collège royal


Cet article est le premier d’une nouvelle série sur la vie professionnelle et la carrière de nos Associés. Qu’il s’agisse de contributions exceptionnelles, de projets branchés, de talents cachés, de moments de carrière marquants, nous voulons les faire connaître! Soumettez-les : communications@collegeroyal.ca.


« J’ai commencé à exercer en 1962, il y a plus de 54 ans, un demi-siècle! ».

Roger Broughton, MD, PhD, FRCPC, en semble presque surpris.

Dr Roger Broughton
Dr Roger Broughton

Assis dans un café, il a fière allure, avec son complet bleu foncé et sa chemise blanche impeccable. À 81 ans, sa vivacité d’esprit a de quoi étonner.

Nous discutons de sa carrière et de son rôle clé dans le développement et l’avancement de la médecine du sommeil et de la recherche sur le sommeil au Canada et à l’étranger.

Au nombre de ses réalisations, mentionnons :

  • une recherche importante (indice : un somnambule n’agit pas comme s’il était dans un rêve);
  • un témoignage d’expert dans une cause médico-légale marquante devant la Cour suprême (l’auteur d’un meurtre est-il coupable s’il a agi lorsqu’il était endormi?);
  • le titre prestigieux de président fondateur de la Société canadienne du sommeil (même si son avenir était incertain au départ, la société a célébré son 30e anniversaire en 2016).

« C’est par chance et en raison de décisions importantes en début de carrière que je suis devenu l’un des pionniers de la médecine du sommeil, ce qui n’est pas mal », confie-t-il en souriant.

La science, une affaire de famille

Le père du Dr Broughton, un chercheur ayant acquis une certaine notoriété , a dirigé un laboratoire au Conseil national de recherches à Ottawa. Il était un expert mondial des tests sur la performance des huiles et des lubrifiants par temps froid. Enfant, le Dr Broughton a tôt fait de se familiariser avec le processus scientifique et a souvent eu l’occasion de rencontrer de grands chercheurs.

« Mon père avait l’habitude d’inviter des sommités à dîner. Je les enviais et je me disais que leur vie devait être passionnante. L’idée de mener des recherches m’attirait. Je devais donc décider si je voulais me consacrer uniquement à la recherche ou à des tâches cliniques, ou aux deux. J’ai décidé que je ferais les deux. »

L’avocat vantard qui a changé sa carrière

Après avoir obtenu son diplôme en médecine à l’Université Queen’s en 1960, le Dr Broughton s’est inscrit à un programme d’internat par rotation à l’hôpital universitaire de Saskatoon, en Saskatchewan. Il voulait acquérir une certaine expérience en neurologie et la possibilité d’être affecté aux services de neurologie et de neurochirurgie à l’automne l’aiderait à déterminer si c’était vraiment ce qu’il voulait faire.

Ce fut un point tournant dans sa carrière.

« Je suis allé à un barbecue organisé par le directeur du service de neurologie à Saskatoon avec Joan, mon épouse. La fille du directeur était très gentille et vraiment charmante, et un avocat lui faisait des avances, se vantant de vivre deux ou trois mois par année en Europe. Cette idée a capté mon imagination… De retour à la maison, mon épouse s’est endormie tout de suite, mais j’ai passé un bon moment à réfléchir. Je savais que je voulais aller en Europe et confirmer du coup si j’aimais la recherche. Vers 3 h du matin, j’ai réveillé Joan et je lui ai dit : “Nous partons en Europe!” ».

Le Dr Broughton rit, se rappelant l’air à moitié endormi et désorienté de son épouse. Lorsqu’ils en ont reparlé le lendemain matin, elle était d’accord. Il a alors écrit à sept ou huit centres de recherche européens en neurosciences pour leur demander de faire partie de leur équipe de chercheurs. À une exception près, ils lui ont tous répondu. Sans s’engager, ils l’ont invité à leur rendre visite, indiquant qu’il y avait peut-être une possibilité.

Déterminé, il a traversé l’océan depuis Fort Churchill à bord d’un vraquier de grain afin de trouver un laboratoire de recherche.

Sa première entrevue a eu lieu au Karolinska Institute de Stockholm, en Suède. Il s’est rendu ensuite dans quatre autres villes dans trois pays différents, pour s’arrêter finalement à Marseille, en France, où il a rencontré un superviseur dynamique, le professeur Henri Gastaut, déjà reconnu mondialement pour ses travaux sur l’épilepsie et la neurophysiologie clinique. Il s’intéressait depuis peu à la recherche sur le sommeil.

« Et c’est là que je me suis établi », précise le Dr Broughton.

Sa résidence à Marseille : une expérience professionnelle déterminante

Le Dr Broughton raconte qu’au milieu des années 1960, l’Europe accusait au moins cinq ans d’avance sur l’Amérique du Nord en matière de recherche sur le sommeil et de médecine du sommeil. À elle seule, la France comptait déjà une douzaine de laboratoires du sommeil. Les chercheurs européens utilisaient déjà un électroencéphalogramme (EEG) à 15 et 16 canaux (mouvements des yeux, tonus musculaire, ondes cérébrales, respiration, électrocardiogramme, etc.), alors que leurs homologues nord-américains utilisaient l’appareil à huit canaux, le seul qui était disponible sur ce continent. On commençait à comprendre les divers états de sommeil du corps humain.

Le professeur Gastaut dirigeait le laboratoire du Centre St-Paul (devenu le Centre Henri Gastaut), qui menait des études cliniques sur le sommeil auprès d’enfants épileptiques.

« Le professeur Gastaut m’a dit : “la plupart des enfants que nous avons ici sont épileptiques, et certains présentent une énurésie nocturne. Nous ne savons pas s’ils font des crises la nuit et sont incontinents ou s’ils mouillent leur lit, comme les enfants à cet âge. Je vais m’absenter pendant deux mois et je veux connaître la réponse à mon retour” ».

Le Dr Broughton a bien entendu cet appel à l’action, s’est retroussé les manches et s’est mis au travail.

Il a découvert que la plupart des enfants épileptiques mouillaient leur lit, ce qui signifiait qu’il n’y avait pas lieu d’utiliser un autre anticonvulsivant. Avec ses collègues, il a répété la recherche auprès d’enfants somnambules et d’autres enfants présentant des terreurs nocturnes. Ils ont par la suite étudié les mêmes incidents chez des enfants et adultes non épileptiques. Dans tous les cas, les épisodes commençaient pendant le sommeil profond non paradoxal (NREM), jamais pendant le sommeil REM ou paradoxal.

« Nous avons aussi découvert ce qui est devenu l’une de mes plus importantes contributions : que forcer un enfant ou un adulte somnambule ayant des terreurs nocturnes ou des éveils confusionnels à se réveiller durant la phase où le sommeil est lent et profond (réparateur) peut souvent déclencher un épisode ».

Pourquoi cette découverte était-elle importante?

Selon le Dr Broughton, à l’époque, plusieurs croyaient que les personnes somnambules et qui avaient des terreurs nocturnes extériorisaient leurs rêves, mais il ne serait pas raisonnable de croire que les éveils forcés à l’origine des crises avaient lieu aux moments exacts où le rêve en cours ou un autre état mental (inconnu du chercheur) était en train de provoquer une crise. Il fallait donc trouver une autre façon d’expliquer le somnambulisme ou les terreurs nocturnes de façon rationnelle. »

L’étude marquante de sa carrière, intitulée Sleep disorders: disorders of arousal?, a été publiée dans la revue Science en 1968. Pour lui, l’énurésie nocturne, le somnambulisme, les terreurs nocturnes et les éveils confusionnels sont des « troubles de l’éveil », et non pas du sommeil.

Il s’agissait d’une découverte majeure.

Le somnambulisme, les terreurs nocturnes et les éveils confusionnels font depuis partie des « troubles de l’éveil » dans la classification internationale des troubles du sommeil.

Reconnaissance du milieu de la recherche sur le sommeil

De retour au Canada en 1964, un peu avant la publication de son article phare, le Dr Broughton a travaillé pendant quatre ans au Département de neurologie et de neurochirurgie à l’Université McGill. Il a aussi travaillé au Département de neurophysiologie clinique de l’Institut de neurologie de Montréal, où il a exercé des tâches cliniques et fait de la recherche (qui ont mené à son doctorat).

À la fin des années 1960, il a déménagé à Ottawa où il a étendu sa réputation de chercheur prolifique et d’érudit dans divers domaines :

  • sommeil, manque de sommeil (y compris dans un environnement inhabituel);
  • troubles du sommeil (narcolepsie et cataplexie, mouvement involontaire des membres, etc.);
  • réduction du rendement et potentiels évoqués (évaluation du sommeil);
  • chronobiologie (rythme circadien);
  • épilepsie (il a signé le livre Epileptic Seizures, avec le professeur Gastaut, et joué un rôle clé dans la rédaction du Dictionnaire de l’épilepsie de l’OMS).

Il a par ailleurs créé le premier détecteur du tonus musculaire pour l’analyse du sommeil (appareil de commande contrôlé par l’œil), vendu partout dans le monde (son prototype se trouve au Musée des sciences et de la technologie du Canada).

Le Dr Broughton a été longtemps chef du service de neurologie et directeur du Département d’EEG et de neurophysiologie clinique à l’Hôpital général d’Ottawa (devenu L’Hôpital d’Ottawa). De son arrivée en 1968 jusqu’en 2004, il a aussi dirigé le centre du sommeil de l’hôpital. Selon lui, ce centre a été le premier centre de médecine du sommeil à offrir des services complets en Amérique du Nord, et l’un des deux ou trois premiers dans le monde entier.

De 1972 à 1975, le Dr Broughton a été président de l’Associated Professionnal Sleep Societies (APPS), une société internationale de recherche sur le sommeil. En 1986, il a été élu président fondateur de la Société canadienne du sommeil. Il œuvre toujours au sein de la communauté des spécialistes du sommeil et assiste régulièrement à des réunions. En 2003, la société lui a rendu hommage en créant le « Prix Roger Broughton du jeune chercheur ».

Le Dr Broughton attribue le succès obtenu durant sa carrière aux remarquables employés de soutien, étudiants diplômés et chercheurs étrangers avec qui il a travaillé. Il souligne aussi l’important soutien financier des Instituts de recherche en santé du Canada, dont il a constamment bénéficié.

Témoin expert : R. c. Parks (sommeil et agression)


Une personne peut-elle être reconnue coupable d’actes commis pendant son sommeil? Cette question a fait la manchette au Canada et à l’étranger à la fin des années 1980, lors du procès pour meurtre de Kenneth Parks. Il était accusé d’avoir tué sa belle-mère et d’avoir tenté de tuer son beau-père. Lorsqu’il s’est rendu au poste de police peu après les incidents, il a avoué ses crimes, mais affirmait qu’il était endormi lorsqu’il est passé à l’acte.


Le Dr Broughton a agi à titre d’expert médical pour la défense lors du procès; un verdict de « non-culpabilité » a été rendu, confirmé plus tard par la Cour suprême.


Voici son explication : « Il fallait déterminer si une personne somnambule est consciente de ses actes et si elle les contrôle. La preuve est claire et la réponse est non. C’est l’un des signes caractéristiques du somnambulisme. À son réveil, une personne somnambule ne sait pas ce qu’elle a fait. Même si ces cas sont extrêmement rares, les gens ne pouvaient pas imaginer qu’un état de somnambulisme pouvait être à l’origine d’un meurtre ».

L’évolution de la médecine du sommeil

Assez petite à l’époque, la communauté de la médecine du sommeil s’est élargie considérablement et continue de prendre de l’ampleur.

« Le sommeil était un mystère, jusqu’à ce que l’on décide d’en faire l’étude objective dans le cadre de recherches. Aujourd’hui, on reconnaît davantage l’importance du sommeil, d’un sommeil réparateur et de la médecine du sommeil », précise-t-il.

Les progrès technologiques permettent aussi d’analyser les composantes génétiques des diverses phases du sommeil et des troubles du sommeil.

Le Dr Broughton se dit aujourd’hui « semi-retraité » (même si son curriculum vitae fait état de divers postes de membre émérite, au sein de conseils d’administration et de comités de rédaction). Au début de l’automne 2017, il s’est rendu à Prague depuis la France (où il vit maintenant) pour assister au congrès mondial sur le sommeil. Il a récemment signé deux chapitres qui font partie d’un nouveau manuel sur la médecine du sommeil. Il a aussi accepté d’être rédacteur invité pour un numéro spécial de la revue Sleep Medicine, qui portera sur la vie et les contributions du regretté professeur Michel Jouvet, qui, depuis des décennies, est une sommité sur le sommeil.

« L’un des aspects les plus satisfaisants de la médecine du sommeil est qu’il est presque toujours possible d’aider les patients et, en tant que médecin, cela apporte une grande satisfaction », conclut-il.


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L’essor de la médecine des troubles du sommeil au Canada

Vous connaissez probablement les troubles du sommeil les plus courants, comme l’apnée du sommeil, la narcolepsie et l’insomnie. En fait, ils sont beaucoup plus nombreux. Ils vont de l’apnée du sommeil complexe, aux mouvements involontaires des membres, à la parasomnie, et nuisent tous à la qualité de vie des personnes qui en sont atteintes.

Selon John Fleetham, MBBS, FRCPC, professeur à l’Université de la Colombie-Britannique et chef des programmes sur les troubles du sommeil à la Vancouver Coastal Health, « un sommeil non réparateur causé par une mauvaise hygiène du sommeil ou un trouble du sommeil nuit à la qualité de vie et réduit les chances de survie ».

En 2016, la médecine des troubles du sommeil est devenue un nouveau domaine de compétence ciblée (DCC) approuvé par le Collège royal. Un groupe de travail achève les documents et les normes de ce DCC. Lorsqu’ils seront approuvés, les universités pourront faire une demande afin d’offrir des programmes agréés (certaines facultés offrent déjà des stages de perfectionnement dans ce domaine).

Shelly Weiss, MD, FRCPC, coprésidente du groupe de travail avec le Dr Fleetham, est professeure à la Faculté de médecine de l’Université de Toronto; elle est aussi neuropédiatre à l’hôpital pour enfants SickKids.

Elle explique pourquoi ce DCC arrive à point.

Avant, les médecins pouvaient effectuer la formation dans leur spécialité primaire et le stage de perfectionnement sur le sommeil au Canada puis se rendre aux États-Unis pour se présenter à l’examen de l’American Board of Sleep Medicine (ABSM). Cela leur permettait d’obtenir une certification/un agrément officiel dans ce domaine.

Ce n’est plus le cas.

« Vous devez maintenant effectuer votre résidence et votre stage de perfectionnement aux États-Unis pour pouvoir vous présenter à l’examen de l’ABSM. Aucun mécanisme de reconnaissance de l’expertise en médecine des troubles du sommet n’est donc offert aux personnes qui reçoivent leur formation au Canada », poursuit-elle.

La médecine des troubles du sommeil est une spécialité ou une surspécialité reconnue dans de nombreux pays. La reconnaissance de ce DCC est donc un pas dans la bonne direction.

Grâce aux avancées technologiques et à des décennies de recherche, nous comprenons mieux le sommeil et la médecine du sommeil; nous offrons des traitements plus efficaces pour les troubles du sommeil et reconnaissons davantage l’importance du sommeil pour la santé.

« Le diagnostic et le traitement ont beaucoup évolué, explique le Dr Fleetham. Avant, on testait tous les patients à l’hôpital, mais maintenant, il y a des suivis du sommeil à domicile; on peut aussi recourir à d’autres technologies mobiles. Il y a 30 ans, les patients atteints d’apnée du sommeil devaient subir une trachéostomie; nous leur proposons maintenant des dispositifs (masques) de ventilation en pression positive continue (PCP) ou des appareils oraux qui ont énormément changé les soins. »

« La sensibilisation du public à l’importance du sommeil s’est aussi accrue, poursuit la Dre Weiss. Prenez par exemple l’initiative ParticipACTION. Il y a un an, elle a introduit le sommeil pour évaluer la santé des enfants et publié les nouvelles directives canadiennes en matière d’activité physique sur 24 heures pour les enfants et les jeunes. Ces directives soulignent l’importance de participer à une gamme d’activités physiques, de réduire les activités sédentaires et de dormir suffisamment chaque jour. C’est une percée importante. »


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Reconnaissance possible dans sept disciplines devenues des DCC

Les médecins qui exercent dans l’un des nombreux domaines de compétence ciblée (DCC) peuvent maintenant présenter une demande pour que leur expertise soit reconnue par le Collège royal.

Ils peuvent avoir recours à la Route d’évaluation par la pratique (REP-DCC) et soumettre leurs portfolios dans l’une des sept disciplines suivantes, devenues récemment des DCC :

  1. Hépatologie adulte
  2. Insuffisance cardiaque avancée et transplantation cardiaque
  3. Médecine aérospatiale
  4. Curiethérapie
  5. Pédiatrie de la maltraitance
  6. Éducateur clinicien
  7. Transplantation d’organes

La REP-DCC permet à des médecins chevronnés de faire reconnaître officiellement leur expertise par le Collège royal dans des domaines spécialisés, ce qu’ils ne pouvaient pas faire jusqu’à maintenant. Ils doivent démontrer leur compétence, leurs aptitudes et leurs connaissances dans leur DCC. Ils peuvent ainsi devenir titulaires (s’ils sont déjà des Associés) ou affiliés titulaires d’un diplôme de DCC, et utiliser le titre DRCPSC.

Consultez les critères pour la REP-DCC sur notre site Web.

Cette annonce au sujet de la REP-DCC coïncide avec le lancement du diplôme électronique, un outil d’évaluation en ligne conçu à l’intention des stagiaires des programmes de DCC agréés et des médecins en exercice qui veulent faire évaluer leur portfolio REP-DCC.

Nous invitons les stagiaires des programmes de DCC agréés par le Collège royal ou les médecins qui exercent dans une discipline de DCC reconnue à découvrir comment utiliser le diplôme électronique.

Qu’est-ce qu’un DCC?


Un domaine de compétence ciblée (DCC) est une discipline hautement spécialisée reconnue par le Collège royal. Les DCC répondent à un besoin évident de la société, mais ne satisfont pas aux critères du Collège royal pour constituer une spécialité, une surspécialité ou un programme de connaissances fondamentales. Ils ont un champ de pratique restreint et représentent des compétences supplémentaires qui enrichissent la pratique des médecins dans une discipline existante.


Explorez chaque DCC en visitant la page Information par discipline.


Découvrez comment soumettre une demande de reconnaissance d’une discipline de DCC.


Les DCC en bref

  • 23 disciplines de DCC ont été approuvées par le Collège royal à ce jour;
  • 16 DCC sont assortis de normes nationales approuvées;
  • 26 programmes universitaires ont été agréés;
  • 7 REP-DCC sont offertes.

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Faites connaître votre savoir-faire (à plus de 46 000 collègues!)

Nous sommes à la recherche de 10 personnes prêtes à assumer une mission — en ferez-vous partie?

Cette mission, si vous l’acceptez, consiste à rédiger un article qui paraîtra dans notre rubrique Conseil du mois sur le MDC en 2018.

Nous vous aiderons tout au long du processus de rédaction. Pour manifester votre intérêt, il suffit de remplir le formulaire en ligne (en présentant brièvement votre conseil et en inscrivant votre nom et vos coordonnées).

Saisissez cette occasion de communiquer votre savoir-faire à vos collègues partout au pays, d’élargir votre réseau professionnel et d’appuyer l’apprentissage à vie.

Pourquoi partager un conseil (est-ce utile)?

  1. Faites publier votre conseil dans le bulletin Dialogue, proposez vos idées à plus de 46 000 spécialistes et participants au programme de MDC au Canada et à l’étranger.
  2. Élargissez votre réseau dans l’ensemble du pays. Les personnes qui ont contribué à cette rubrique ont constaté l’augmentation du nombre de lecteurs de leurs articles de synthèse; de plus, l’utilité de leurs outils d’apprentissage et suggestions a été confirmée à l’échelle nationale.
  3. Ajoutez votre conseil à ceux qui se trouvent sur le site Web du Collège royal; un tout nouvel auditoire pourra en prendre connaissance ( la rubrique Conseil du mois a été consultée plus de 11 000 fois à ce jour!)

Envoyez vos questions à communications@collegeroyal.ca


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Participez à notre prochaine séance photo illustrant nos membres à l’œuvre !

La prochaine fois que vous consulterez notre page d’accueil ou que vous lirez un article dans Dialogue, portez une attention particulière aux photographies. Vous y verrez nos Associés, des médecins et des chirurgiens dans leur milieu de travail. Vous les verrez aussi dans tous nos produits promotionnels, sur le Web ou sur papier, une caractéristique qui fait notre fierté.

Coordination des séances en cours

Des séances photo ont déjà eu lieu dans de nombreuses villes, à Moncton, à Toronto ou à Saskatoon. La campagne nationale en cours vise à illustrer les tâches quotidiennes de nos divers Associés.

Si vous aimeriez y participer, veuillez nous en informer par courriel à communications@collegeroyal.ca.

Veuillez préciser :

  • Vos nom et prénom;
  • Votre spécialité;
  • La province, la clinique ou l’hôpital dans lequel vous travaillez.

Si vous connaissez des Associés qui souhaiteraient aussi participer aux séances photo, prenez-en note. Nous tentons de nous rendre dans divers établissements chaque année. Le vif intérêt manifesté par un groupe d’Associés au sein d’un établissement serait un argument convaincant.

Participez à notre séance photo en janvier 2018 à Québec!


Notre prochaine séance photo est prévue durant la semaine du 29 janvier 2018 à Québec

  • à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus
  • au CHUL et Centre mère-enfant Soleil

Les Associés qui travaillent dans l’un de ces hôpitaux et qui souhaitent participer à une séance photo doivent nous écrire à communications@collegeroyal.ca.

Nous donnerons suite à vos demandes de renseignement; toute manifestation d’intérêt ne vous engage pas à participer à une séance.


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Date à retenir : assemblée annuelle des membres de 2018


L’assemblée annuelle des membres du Collège royal aura lieu en février prochain :

Date : Le jeudi 22 février 2018
Heure : De 15 h 30 à 16 h 30 (HNE)
Lieu : Siège du Collège royal, 774, promenade Echo, Ottawa (Ontario)

Voici trois raisons d’y assister :

  • Pour exercer votre droit de parole et fournir une rétroaction sur les initiatives stratégiques.
  • Pour recevoir des données financières sur l’organisation.
  • Pour interagir avec vos collègues et en apprendre davantage sur les activités et les projets du Collège royal pour la prochaine année.

À venir bientôt!

Les documents de la réunion et les renseignements sur l’inscription seront disponibles d’ici le 25 janvier à l’adresse www.royalcollege.ca/rcsite/about/governance/annual-meeting-members-amm-f.

Pour en savoir plus : governance@collegeroyal.ca.


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Modification à la Route d'évaluation par la pratique (REP)

Le Collège royal s’est engagé à soutenir les médecins formés à l’étranger qui souhaitent obtenir leur certification canadienne, et à veiller à ce que tous les effectifs médicaux respectent les normes nationales les plus élevées.

La Route d’évaluation par la pratique (REP) mène à l’obtention du certificat pour les médecins formés à l’étranger qui détiennent un permis d’exercice et exercent comme spécialistes au Canada, sans avoir obtenu le certificat du Collège royal. Elle est actuellement offerte dans toutes les disciplines primaires au moyen de l’examen traditionnel de certification du Collège royal, soit la route A.

Décision : La route B (évaluation en pratique) de la REP ne sera pas élargie

Une autre REP propre aux disciplines primaires a été mise à l’essai en psychiatrie. Appelée route B, cette évaluation vise à évaluer, en milieu de pratique, le champ de pratique déclaré des candidats ainsi que les compétences génériques propres à cette spécialité.

L’évaluation préliminaire effectuée lors de l’essai en psychiatrie a révélé que la route B nécessitait quelques modifications et mises au point. Alors que nous continuons de tirer des leçons de cet essai, nous avons décidé de ne pas donner suite aux évaluations en pratique de la route B pour d’autres disciplines.

Les médecins qui sont touchés directement par cette modification en ont été informés.

Pour toute question, veuillez nous écrire à l’adresse credentials@collegeroyal.ca.


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Membres à la une

« Le screaming, ça non. Je peux supporter le heavy metal, mais pas ça. J’adore l’opéra, mais c’est impossible en salle d’opération. » - Jacqueline Auguste, MD, FRCSCThese are the songs playing in your hospital’s operating room — doctor’s orders », Toronto Star). Herbert Wong, MD, FRCSC, et Dean Elterman, MD, FRCSC, révèlent aussi leurs sélections musicales.

« C’est une grande chance que de pouvoir aider Kenrick à vivre une vie normale. » — Peter Cox, MBChB, FRCPCHe's spent his whole life in hospital. Now this 5-year-old will finally be able to breathe on his own », CBC News)

« À une certaine époque, nous avions une horrible réputation dans la communauté. Il fallait pratiquement être à moitié mort avant de se résoudre à aller à l’hôpital, mais maintenant, ces patients se sentent plus à l’aise, mieux acceptés et savent que des thérapies de réduction des méfaits sont offertes à l’hôpital. » – Kathryn Dong, MD, FRCPCThe hospital on the front lines of Edmonton's opioid crisis », Edmonton Journal)

« Les patients atteints du syndrome de Treacher Collins doivent subir plusieurs interventions chirurgicales. » – Christopher Forrest, MD, FRCSCPeople with facial differences see their stories reflected in Wonder », CBC News)

« Nous en ignorons la cause. » – Yasser Khan, MD, FRCSCVisual Snow: seeing the world as if it is a static-filled, analog TV », Toronto Star)

« Les gens comprendront mieux le recours à la transplantation de microbiote fécal. » – Dina Kao, MD, FRCPC'Poop pills' as good as colonoscopy to treat C. difficile: study », CBC News)

« Dans les cultures autochtones, les communautés valident et relatent leurs expériences à l’aide de récits; ils favorisent aussi les relations et le partage des connaissances. » – Janet McElhaney, MD, FRCPCSudbury health researcher recognized », Sudbury Star)

« Détenir cette capacité clinique ici en Ontario permettra d’offrir d’autres options aux parents ayant appris durant la grossesse que leur enfant est atteint de spina bifida. » – Greg Ryan, MBChB, FRCSCIn a Canadian first, doctors performed in-utero surgery on baby with spina bifida », CTV News)

Réalisations de nos Associés


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En souvenir

Stethoscope

Michel Earl Arseneau, DABMG, FRCSC, est décédé le 22 octobre 2017 à Quathiaski Cove, en Colombie-Britannique, à l’âge de 73 ans. Le Dr Arseneau a obtenu le certificat du Collège royal en chirurgie plastique en 1977.

Claude Blondin, MD, FRCPC, est décédé le 30 octobre 2017 à Montréal, au Québec, à l’âge de 78 ans. Le Dr Blondin a obtenu le certificat du Collège royal en médecine interne en 1969. Il était un rhumatologue dévoué – ses patients et collègues l’adoraient. Pour en apprendre davantage sur le Dr Blondin.

George Eden Boyd, MD, FRCSC, est décédé le 3 novembre 2017 à Sydney Forks, en Nouvelle-Écosse, à l’âge de 78 ans. Le Dr Boyd a obtenu le certificat du Collège royal en oto-rhino-laryngologie et chirurgie cervico-faciale en 1975. Cet excellent et bienveillant clinicien a servi la collectivité du Cap-Breton pendant plus de 30 ans. Pour en apprendre davantage sur le Dr Boyd.

William Arthur Cochrane (Bill), MD, FRCPC, est décédé le 6 octobre 2017 à Calgary, en Alberta, à l’âge de 91 ans. Le Dr Cochrane a obtenu le certificat du Collège royal en pédiatrie en 1956. Il fut le premier doyen de la faculté de médecine de l’Université de Calgary, et il occupa plus tard le poste de président. Il a été accueilli au Temple de la renommée médicale canadienne en 2009. Pour en apprendre davantage sur le Dr Cochrane.

William Richard Currie, MD, FRCPC, est décédé le 1er novembre 2017 à Summerland, en Colombie-Britannique, à l’âge de 69 ans. Le Dr Currie a obtenu le certificat du Collège royal en pathologie générale en 1979. Depuis 1981, il était pathologiste judiciaire à South Okanogan, respecté et admiré de tous. Pour en apprendre davantage sur le Dr Currie.

(Thomas) Dermot Feore, MBChB, FRCPC, est décédé le 7 octobre 2017 à Paradise, à Terre-Neuve-et-Labrador, à l’âge de 88 ans. Le Dr Feore a obtenu le certificat du Collège royal en radiologie diagnostique en 1960. Il a travaillé pendant 54 ans, puis il a pris sa retraite à l’âge de 80 ans. On se souviendra de sa bienveillance et de son sens de l’humour. Pour en apprendre davantage sur le Dr Feore.

Raymond Deutscher, MD, FRCPC, est décédé le 30 octobre 2017 à Winnipeg, au Manitoba, à l’âge de 63 ans. Le Dr Deutsher a obtenu le certificat du Collège royal en anesthésiologie en 1984. Il a travaillé pendant près de 35 ans à l’hôpital de St. Boniface. Reconnu comme un « excellent enseignant », il fut le mentor de nombreux résidents durant sa carrière. Pour en apprendre davantage sur le Dr Deutsher.

Harry Edmund Emson, MBChB, FRCPC, est décédé le 17 octobre 2017 à Saskatoon, en Saskatchewan, à l’âge de 89 ans. Le Dr Emson a obtenu le certificat du Collège royal en pathologie générale en 1958. Il a été professeur et directeur du Département de pathologie au Collège de médecine de l’Université de la Saskatchewan, puis chef de la pathologie à l’hôpital universitaire. Ancien président de l’Association canadienne des pathologistes, il a aussi présidé le Comité de spécialité en pathologie générale du Collège royal. Pour en apprendre davantage sur le Dr Emson.

Peter Giles Fernandez, MD, FRCPC, est décédé le 25 octobre 2017 à Toronto, en Ontario, à l’âge de 85 ans. Le Dr Fernandez a obtenu le certificat du Collège royal en médecine interne en 1972. L’enseignement clinique était sa passion. Il a enseigné à l’Université Memorial et à l’Université McMaster pendant plus de 40 ans. Pour en apprendre davantage sur le Dr Fernandez.

John Gerard Gatien, MD, FRCPC, est décédé le 8 octobre 2017 à Halifax, en Nouvelle-Écosse, à l’âge de 75 ans. Le Dr Gatien a obtenu le certificat du Collège royal en pédiatrie en 1974. Médecin compatissant et bienveillant, il a sillonné la Nouvelle-Écosse avec des cliniques mobiles pendant plus de 30 ans. Pour en apprendre davantage sur le Dr Gatien.

Asadul Hoque, MBBS, FRCPC, est décédé le 6 septembre 2017 à St. John’s, à Terre-Neuve-et-Labrador, à l’âge de 80 ans. Le Dr Hoque a obtenu le certificat du Collège royal en radiologie diagnostique en 1968.

Katerina K. Haka-Ikse, MD, FRCPC, est décédée le 5 novembre 2017 à Toronto, en Ontario, à l’âge de 91 ans. La Dre Haka-Ikse a obtenu le certificat du Collège royal en pédiatrie en 1968. Elle s’est spécialisée en développement de l’enfant et a travaillé pendant de nombreuses années à la faculté de médecine de l’Université de Toronto et à l’Hôpital pour enfants malades SickKids de Toronto. Pour en apprendre davantage sur la Dre Haka-Ikse.

Claude Léger, MD, FRCPC, est décédé le 25 octobre 2017 à L’Île-Cadieux, au Québec, à l’âge de 71 ans. Le Dr Léger a obtenu le certificat du Collège royal en radiologie diagnostique en 1974.

Clyde Beverly Manswell, MD, FRCPC, est décédé le 14 octobre 2017 à Winnipeg, au Manitoba, à l’âge de 81 ans. Le Dr Manswell a obtenu le certificat du Collège royal en psychiatrie en 1978. Pendant plus de 30 ans, il a soigné des patients à Winnipeg et il a enseigné en médecine à l’Université du Manitoba. En 2010, il a publié son autobiographie intitulée The Pledge. Pour en apprendre davantage sur le Dr Manswell.

Elizabeth P. (Betty) O’Brien, MBChB, FRCPC, est décédée le 25 octobre 2017 à Toronto, en Ontario, à l’âge de 80 ans. La Dre O’Brien a obtenu le certificat du Collège royal en psychiatrie en 1970. Elle a fondé sa pratique à Etobicoke et y a travaillé pendant de nombreuses années avant de prendre sa retraite à l’âge de 79 ans. Pour en apprendre davantage sur la Dre O’Brien.

Stanley Stewart G. Polack, MD, FRCSC, est décédé le 20 octobre 2017 à Duncan, en Colombie-Britannique, à l’âge de 72 ans. Le Dr Polack a obtenu le certificat du Collège royal en ophthalmologie en 1976. Il a commencé à exercer en 1977 et il a soigné des patients de Duncan durant de nombreuses années. Pour en apprendre davantage sur le Dr Polack.

Keith Castle Quirk, MDCM, FRCPC, est décédé le 11 octobre 2017 à North Bay, en Ontario, à l’âge de 91 ans. Le Dr Quirk a obtenu le certificat du Collège royal en psychiatrie en 1983. Il a exercé à Owen Sound, où il a mis au monde une centaine de bébés, puis il a changé de discipline et pratiqué la psychiatrie à Halifax, puis à North Bay. Pour en apprendre davantage sur le Dr Quirk.

Catherine (Cathi) M. Ruddy, MD, FRCPC, est décédée le 26 octobre 2017 à Ottawa, en Ontario, à l’âge de 63 ans. La Dre Ruddy a obtenu le certificat du Collège royal en dermatologie en 1984. Reconnue pour sa compassion, son professionnalisme et son empathie, elle manquera énormément à sa famille et à ses amis. Pour en apprendre davantage sur la Dre Ruddy.

Peter Siemens, MD, FRCPC, est décédé le 21 octobre 2017 à Saskatoon, en Saskatchewan, à l’âge de 90 ans. Le Dr Siemens a obtenu le certificat du Collège royal en neurologie en 1974. Jusqu’en 2002, il avait sa pratique privée en neurologie et soignait des patients aux hôpitaux St. Paul’s et Royal University. Pour en apprendre davantage sur le Dr Siemens.

Konstantinos (Costas) Tirovolas, MD, FRCPC, est décédé le 29 octobre 2017 à Mississauga, en Ontario, à l’âge de 68 ans. Le Dr Tirovolas a obtenu le certificat du Collège royal en psychiatrie en 1982. Il laisse le souvenir d’un psychiatre pour enfants bienveillant et compatissant. Pour en apprendre davantage sur le Dr Tirovolas.

John Francis Vallely, MD, FRCSC, est décédé le 14 octobre 2017 à London, en Ontario, à l’âge de 70 ans. Le Dr Vallely a obtenu le certificat du Collège royal en urologie en 1977. Après une longue carrière consacrée à l’urologie, il a pris sa retraite en 2008. On se souviendra de sa gentillesse sincère et profonde. Pour en apprendre davantage sur le Dr Vallely.

 


 

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