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La progression des services de consultation électronique favorise l’accès aux spécialistes

Le déclic s’est produit il y a 10 ans, lorsque la Dre Clare Liddy, médecin de famille, a reçu un courriel témoignant des délais imposés aux patients qui doivent consulter un spécialiste.

Clare Liddy Dre Clare Liddy

« J’avais adressé un patient à une clinique d’endocrinologie. En guise de réponse, on m’a remerciée pour la demande de consultation, puis on m’a demandé d’informer le patient qu’il verrait un spécialiste dans les six à neuf prochains mois », confie la Dre Liddy.

Deux choix se sont alors imposés à elle et sa collègue, la Dre Erin Keely, FRCPC, endocrinologue : attendre que quelqu’un d’autre trouve une solution ou changer elles-mêmes le système.

Erin Keely Dre Erin Keely

C’est ainsi que le service de consultation électronique Champlain BASEMC (Building Access to Specialists through eConsultation ou Accroître l’accès aux spécialistes par la voie de la consultation électronique) a vu le jour. Il s’agit d’une plateforme Web sécurisée qui permet aux médecins de soins primaires et au personnel infirmier praticien de discuter de cas non urgents avec des spécialistes.

Un projet pilote comptant cinq spécialistes et 15 médecins de famille a été mis sur pied à Winchester, en Ontario. En une seule année, les médecins de famille ont établi des liens avec 27 groupes de spécialité; et en compte aujourd’hui plus de 111. Cette croissance est en grande partie attribuable au bouche-à-oreille.

« Les médecins de première ligne ont vanté les mérites de la consultation électronique auprès de leurs collègues et les ont incités à l’utiliser », explique la Dre Keely. « Nous avons fait appel à notre réseau, puis nous avons convaincu les personnes qui souhaitaient être utiles à collaborer avec leurs collègues des soins primaires ».

Les consultations électroniques en bref

  • Le délai moyen pour obtenir une consultation électronique est de deux jours
  • Quelque 28 792 cas ont été traités par le service de consultation électronique sans que les patients aient à consulter un spécialiste en personne
  • Quelque 64 recherches nationales ont été publiées
  • Au total, 97 pour cent des patients utilisateurs interrogés considèrent que le service de consultation électronique est une solution de rechange acceptable aux consultations en personne
  • En tout, 94 pour cent des spécialistes-utilisateurs interrogés confirment que le service de consultation électronique améliore les communications entre les professionnels de la santé
  • Le coût moyen d’une consultation électronique se chiffre à 47,35 $, alors que celui d’une consultation traditionnelle s’élève à 133,60 $
  • Les utilisateurs des services de soins spécialisés et primaires peuvent se prononcer après chaque consultation électronique et contribuent ainsi à une meilleure compréhension des cas

** Statistiques tirées du www.champlainbaseeconsult.com (juillet 2018).

Une croissance appréciable, des avantages incommensurables

Les Dres Liddy et Keely ont fondé leur service de consultation électronique sur des données probantes, et leur réussite a suscité beaucoup d’intérêt. Des organisations telles que le Collège royal et les Instituts de recherche en santé du Canada ont versé plus de deux millions de dollars pour financer le soutien opérationnel et la recherche en rapport avec le service.

Grâce à ces fonds, elles ont mis en place une collaboration nationale et un programme de recherche fondés sur le quadruple objectif, dont voici certains avantages :

  • amélioration de la santé des populations
  • amélioration de l’expérience des patients en matière de soins de santé
  • réduction du coût des soins de santé
  • meilleur équilibre travail-vie chez les professionnels de la santé

Leur modèle de consultation électronique prend de l’ampleur en Ontario — quelque 85 000 patients ont utilisé le service jusqu’à présent. On note aussi une croissance à l’échelle du pays : des services ou projets initiaux fondés sur leur modèle ont été instaurés à Terre-Neuve-et-Labrador, au Nouveau-Brunswick, au Québec, au Manitoba et en Alberta.

Le 1er novembre, le Collège royal accueillera le troisième forum politique annuel sur les consultations électroniques, à Ottawa. Le thème de cette année misera sur la réussite du programme BASEMC tout en cherchant à établir des pratiques exemplaires de consultation électronique au Canada.

Bien qu’il soit encourageant de voir que les consultations électroniques se multiplient au pays, la réussite de ce service repose sur l’influence positive qu’il exerce sur les patients.

« Un patient qui habite à une heure de la ville a pu avoir une consultation électronique grâce à son médecin de famille, et il s’est ainsi épargné une visite chez le spécialiste. Cette consultation fut non seulement avantageuse pour lui, mais aussi pour son fils qui l’aurait normalement accompagné chez le spécialiste », ajoute la Dre Liddy.

La Dre Keely souligne que la consultation électronique a amélioré les relations entre les fournisseurs de soins primaires et les spécialistes. « Nous avons été en mesure d’offrir un outil de communication très utile, dans le but d’aider les patients, et nous en sommes ravies. »

Pour en savoir si les consultations électroniques sont offertes dans votre région? Adressez-vous à eConsultCOE@toh.ca.


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Une attente récompensée : le docteur Borsuk dirige l’équipe chirurgicale ayant réalisé la première greffe de visage au Canada

La nouvelle a fait les manchettes d’un bout à l’autre du pays : la première greffe de visage au Canada. Le chemin menant à cette intervention a été long : 5 ans de préparation, 30 heures d’exécution et la participation de plus de 100 personnes.

Bien que l’allogreffe de tissus composites vascularisés soit une intervention qui existe depuis plus de 10 ans, elle demeure peu utilisée et relativement nouvelle dans le domaine de la transplantation. Elle a seulement été exécutée environ 40 fois au cours des 13 dernières années, en grande partie en raison des complexités inhérentes à ce type d’intervention. Les quelques équipes dans le monde qui pratiquent ce type de chirurgie sont toutes en contact, impatientes de tirer profit de leurs expériences respectives afin de rendre cette intervention plus sûre et d’en maximiser les bienfaits pour le patient.

Daniel Borsuk, MD, FRCSC, chirurgien plasticien à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont à Montréal, a dirigé l’équipe de neuf chirurgiens qui a réalisé cette première canadienne. Il souligne qu’une planification minutieuse est à l’origine de leur succès.

« Il y a eu un plan B, puis un plan C, D, E, F et G », affirme-t-il en riant.

« Nous n’allions pas poursuivre ce projet de greffe en nous disant, “eh bien, si ça ne marche pas, nous n’y pouvons rien”; nous avons mis en place de nombreux plans en prévision de problèmes, mais l’idée était qu’il nous fallait planifier la greffe comme s’il n’y avait pas de plan B. Nous devions nous exercer et nous préparer à faire face à tous les scénarios et à toutes les éventualités possibles. Au fond, notre plan — qui comprenait de nombreux plans de secours — devait fonctionner coûte que coûte. »

Le Dr Borsuk a effectué sa formation à l’Université Johns Hopkins de Baltimore ainsi qu’à l’Unité de traumatologie de l’Université du Maryland. En 2012, il a participé à une transplantation faciale qui a duré 36 heures. Il s’agissait de la greffe de ce type la plus étendue jamais exécutée. Lorsqu’il est revenu au Canada la même année, il était convaincu que les Canadiens devaient également avoir accès à de nouvelles formes de transplantation : membres supérieurs et visage.

M. Maurice Desjardins, le greffé du visage, avant et après l'intervention – vues de face et de profil (photos : Dr Daniel Borsuk)

Le Dr Borsuk a passé des années à constituer son équipe à Montréal et a collaboré avec Transplant Québec pour trouver un donneur dont la couleur de la peau, les dimensions osseuses et beaucoup d’autres paramètres physiques étaient compatibles avec ceux du patient, et obtenir le consentement requis. Il souligne le besoin existant pour ce type de chirurgie, les bienfaits que les patients en retirent ainsi que les nouvelles possibilités de recherche qui en découlent, et a obtenu du soutien à cet égard à l’échelle fédérale, provinciale et locale.

« C’est une chose de réaliser une greffe de visage. C’en est une autre d’en réaliser une qui soit une réussite et qui concrétise tous nos objectifs de restaurer l’esthétique et la fonction. Ce processus aura duré cinq ans, mais je pense que nous avons finalement réussi à mettre au point un plan qui est aussi proche que possible de la perfection pour ce type de transplantation. »

Le Dr Borsuk confirme que d’autres patients sont en train d’être évalués en vue de recevoir une greffe de visage.


En savoir plus sur cette chirurgie novatrice


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Un traitement futuriste par réalité virtuelle qui s’annonce prometteur

MOC Tip of the MonthUn patient dans une salle de thérapie (photo : Dr Alexandre Dumais)

Imaginez que vous deviez affronter vos démons dans la réalité. Pour certains patients, c’est littéralement ce qu’une nouvelle forme de thérapie par réalité virtuelle leur permet de faire.

Dr Alexandre Dumais Dr Alexandre Dumais

L’homme derrière cette nouvelle méthode de traitement, Alexandre Dumais, MD, FRCPC, est chercheur et psychiatre à l’Institut Philippe-Pinel de Montréal. Le Dr Dumais utilise la réalité virtuelle pour aider les patients atteints de schizophrénie résistante au traitement. Composé d’environ neuf séances, ce traitement combine des techniques de thérapie cognitivo-comportementale (TCC) utilisées habituellement pour la psychose et une nouvelle forme de thérapie basée sur les avatars.

Les patients qui y participent sont ceux qui n’ont pas obtenu de réponse satisfaisante aux médicaments antipsychotiques. Ce nouveau traitement leur permet de confronter directement leur persécuteur sous la forme d’un avatar, qui est modélisé à partir des voix qu’ils entendent. Équipé de lunettes de réalité virtuelle, le patient interagit avec le Dr Dumais dans le rôle de son avatar — habituellement un démon. Le dialogue est construit à partir des hallucinations rapportées par le patient.

« Le recours à un avatar permet de créer des mécanismes d’adaptation, mais l’approche est réellement différente parce qu’elle est empirique. Le patient vit son émotion, et il la vit sur-le-champ. L’avatar lui dit “tu es un imbécile”, ce à quoi le patient répond “je sens que je suis un imbécile. Je ne vaux rien”. Et nous travaillons sur ce problème immédiatement. »

Le logiciel utilisé pour créer les avatars (photo : Dr Alexandre Dumais)

Le Dr Dumais s’est inspiré des travaux d’un psychiatre londonien, le Dr Julian Leff, qui a révolutionné le traitement des hallucinations réfractaires grâce à la réalité virtuelle. Le Dr Dumais a adapté ce traitement en remplaçant l’interface bidimensionnelle par un environnement tridimensionnel (3D) de sorte que les patients se retrouvent complètement immergés dans l’expérience.

« Au départ, il n’a pas été facile d’obtenir le financement et l’approbation pour ce traitement parce qu’il est tout à fait différent de ce qui se fait habituellement en psychiatrie », explique le Dr Dumais.

Il nous a fallu environ cinq ans pour mettre au point cette méthode. Le traitement du premier patient a commencé en 2015. Les résultats de la première phase de ce projet pilote ont fait l’objet d’une publication dans Schizophrenia Research. La deuxième phase du projet sera achevée vers la fin de l’année. La troisième et dernière phase, un essai clinique à répartition aléatoire et à simple insu, financé par une subvention des Instituts de recherche en santé du Canada, débutera l’an prochain.

Le Dr Dumais teste l’hypothèse selon laquelle la thérapie par avatar est supérieure aux méthodes classiques de traitement de la schizophrénie résistante. Même s’il concède que ce traitement ne convient pas à tout le monde, il a transformé la vie de certains patients.

« Nous avons obtenu d’excellents résultats chez certains patients qui, avant cela, ne travaillaient pas, et qui depuis ont repris leurs études et trouvé un emploi. Ce traitement peut changer des vies. Selon l’un de mes collègues, la thérapie par avatar sera la prochaine génération de TCC. Nous n’en sommes qu’au début. »


En savoir plus sur ce traitement novateur


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Conseils d’automne sur le programme de MDC

Les feuilles qui tombent annoncent la fin d’une autre année d’apprentissage. Profitez-en pour réfléchir à vos activités de développement professionnel continu. Commencez par vérifier où en sont vos crédits. Vous avez encore le temps de prendre les mesures qui s’imposent pour consigner des crédits à votre compte avant le 31 janvier 2019.

Ces cinq étapes toutes simples vous aideront à respecter les exigences du programme d’ici là :

Vérifiez vos soldes de crédits, soit le nombre total et celui de chaque section

Ouvrez une session dans votre portfolio électronique MAINPORT et vérifiez dans votre tableau de bord combien de crédits ont été appliqués. Combien de crédits devrez-vous consigner pour obtenir les 400 crédits obligatoires de votre cycle? N’oubliez pas que vous devez aussi consigner au moins 25 crédits dans chaque section (1, 2 et 3) du programme de MDC avant la fin de votre cycle de cinq ans. Vous trouverez un sommaire de ces informations dans votre tableau de bord MAINPORT.

Réclamez les crédits de la section 1 qui sont dans votre zone d’attente

Si vous avez assisté à des conférences durant l’été ou en septembre, il se peut que les crédits associés à votre participation se trouvent dans la zone d’attente de votre portfolio électronique MAINPORT. Prenez le temps d’appliquer ces crédits de la section 1 à votre compte.

Consultez la liste d’activités agréées pour réclamer des crédits des sections 1 et 3

Consultez le site Web du Collège royal; vous y trouverez la liste des activités d’apprentissage collectif, d’autoévaluation et de simulation agréées qui sont offertes dans votre spécialité ou votre domaine cet automne!

Réclamez des crédits de la section 2 si vous renouvelez votre certificat en soins spécialisés en réanimation

Avez-vous renouvelé votre certificat cette année? Vous pouvez consigner l’apprentissage effectué dans le cadre d’un stage (cours PALS, NALS, ATLS, ACLS ou BLS) au titre de la section 2 (Stages), et obtenir deux crédits par heure.

Réclamez des crédits de la section 3 si votre mandat est renouvelé

L’automne entraîne souvent le renouvellement de mandats au sein des départements et des hôpitaux, une étape importante du développement professionnel des spécialistes. Profitez de votre nomination pour réfléchir aux données et aux commentaires que vous avez reçus au sujet de votre rendement, et demandez des crédits au titre de la section 3 (Évaluation).

L’automne peut être une période fort occupée, mais il s’agit aussi d’une excellente occasion de vérifier son compte de MDC. Vous éviterez la cohue hivernale précédant la date limite et vous serez mieux préparés à clore votre cycle de MDC au moment opportun.


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Trousses gratuites sur la gestion des ressources à télécharger

Dans un système de santé complexe où les demandes se chevauchent, la gestion de ressources limitées peut s’avérer ardue. Que vous soyez un éducateur clinicien à l’emploi du temps chargé ou que vous cherchiez simplement à mieux comprendre ce thème, nos trousses gratuites sont tout indiquées!

Téléchargez les trousses gratuites dès maintenant

Faites votre choix parmi nos trois trousses

Nous avons mis à jour trois trousses sur la gestion des ressources lancées l’an dernier dans le but d’aider les jeunes médecins à relever les défis liés à la gestion des ressources. Même si le contenu est destiné aux éducateurs médicaux et met l’accent sur les compétences intégrées au référentiel CanMEDS 2015, il permettra à tous les médecins en exercice d’actualiser leurs connaissances.

  • Fondements de la gestion des ressources : Cette trousse présente des notions de base sur la gestion des ressources afin de reconnaître les possibilités de mettre chaque jour en pratique ses concepts dans les soins cliniques, l’enseignement et l’évaluation. Consultez-la maintenant.
  • Entreprendre un projet sur la gestion des ressources durant la formation postdoctorale : Cette trousse s’adresse aux enseignants qui supervisent les projets d’érudition des résidents, afin qu’ils puissent mieux planifier, superviser et évaluer les projets d’érudition portant sur la gestion des ressources. Consultez-la maintenant.
  • Communiquer avec les patients et leur famille au sujet de la gestion des ressources : Cette trousse propose un cadre pour enseigner aux résidents à discuter avec les patients et les membres de leur famille qui demandent un examen ou un traitement inutile sur le plan médical. Consultez-la maintenant.

À propos de la série des trousses d’information sur le curriculum CanMEDS de gestion des ressources
Ces trousses ont été conçues par un groupe de médecins et de résidents, le Collège des médecins de famille du Canada, Choisir avec soin et le Collège royal. Elles ont pour but d’aider les éducateurs cliniciens à transmettre aux résidents les notions fondamentales sur la gestion des ressources, à réaliser un projet de gestion des ressources et à évaluer les discussions avec les patients au sujet de la gestion des ressources.


Pour en savoir plus : www.collegeroyal.ca/rcsite/canmeds/resource-stewardship-f


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L’appel de candidatures pour l’attribution du titre d’Associé honoraire du Collège royal prend fin le 16 novembre

Rendez hommage à une personne d’exception!

Soumettez un dossier de candidature au titre d’Associé honoraire du Collège royal

Le titre d’Associé honoraire est l’un des titres les plus prestigieux que des personnes non admissibles au statut d’Associé du Collège royal peuvent recevoir. Une mise en candidature est une façon unique de rendre hommage à un leader ou un pionnier des soins de santé (du Canada ou de l’étranger) que vous admirez et respectez.

L’appel de candidatures prend fin le 16 novembre 2018.

Renseignez-vous sur le titre d’Associé honoraire (et rencontrez ceux qui l’ont obtenu en 2018) : www.royalcollege.ca/rcsite/membership/join-the-royal-college/honorary-fellowship-f


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Conseils aux nouveaux spécialistes

Le mois dernier, nous vous avons demandé quel était le meilleur conseil à donner aux nouveaux spécialistes. Aimeriez-vous ajouter quelque chose? Soumettez vos réponses à communications@collegeroyal.ca.

  1. « Après 30 ans de pratique, j’ai réalisé à quel point il est important de ralentir et de prendre le temps de sentir le parfum des fleurs. Les années passent, il faut établir nos priorités. La nouvelle génération de médecins a beaucoup plus tendance à prendre des décisions axées sur la qualité de vie et l’équilibre personnel que nous, les bourreaux de travail de la génération précédente. » - Dr Philip Stuart (Urologie)
  2. « J’exerce depuis 20 ans, mais j’assiste à des formations en leadership seulement depuis les 3 à 5 dernières années. J’y ai appris une foule de choses qui m’ont aidé à devenir un meilleur médecin et à développer de meilleurs liens avec mes patients et mes collègues. Pourquoi attendre? Faites-le en début de carrière. Vous ne le regretterez pas! » - Anonyme
  3. « Durant mes 35 années de pratique clinique en pédiatrie, j’ai appris à écouter très attentivement les mères de mes patients. Elles connaissent leur enfant mieux que quiconque. Lorsqu’elles s’inquiètent, c’est habituellement parce que la situation est grave. » - Dr John Freedman (Pédiatrie)
  4. « Confirmez vos doutes et écoutez vos patients. Il est parfois mieux d’en faire plus que d’ignorer une situation. J’ai déjà diagnostiqué une déficience immunitaire primaire chez un enfant de cinq ans qui semblait en bonne santé. Les tests semblaient exagérés, mais les antécédents d’asthme semblaient un peu démesurés; la mère avait l’impression que les pompes n’aidaient pas et les immunoglobulines étaient à zéro. Grâce aux immunoglobulines intraveineuses, l’enfant se porte très bien. » - Dre Anne Hicks (Pneumologie pédiatrique)
  5. « Il faut peu de temps pour couper les ponts, il faut des années pour les rétablir. Serrez les dents, accordez le bénéfice du doute, soyez respectueux en tout temps et traitez votre prochain avec respect et dignité. Les avantages que vous en tirerez seront inestimables. » (Déjà paru en 2017) Dre Joy Liao (Gériatrie)

Lien vers d’autres conseils parus en 2017


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Membres à la une


« Pouvez-vous imaginer… des cellules cancéreuses humaines qui émettent une fluorescence verte ou bleue, qui prolifèrent et se divisent dans le poisson-zèbre et dont nous pouvons suivre les mouvements et les comportements à l’intérieur du poisson » – Jason Berman, MD, FRCPC (How zebrafish are changing the way doctors treat children with cancer [Comment le poisson-zèbre change la manière dont les médecins traitent les enfants atteints de cancer], CBC News – Nouvelle-Écosse)

« Je pense que l’autopsie virtuelle a un rôle à jouer à l’avenir – tout comme l’autopsie classique » – Jagdish Butany, MBBS, FRCPC (Beyond the scalpel: Why 'virtual' autopsies may be the way of the future [Au delà du scalpel : Pourquoi les autopsies « virtuelles » pourraient être la voie de l’avenir], CBC News)

« Dans le cas des maladies rares, les problèmes d’accès commencent dès le diagnostic » – Aneal Khan, MD, FRCPC (Not so rare: The fight for rare disease treatment [Pas aussi rares : le combat pour le traitement des maladies rares], Maclean’s – Contenu commandité).

« Mes patients me demandent si je peux également réparer leur ours en peluche juste avant l’anesthésie… comment pourrais-je refuser? » – Daniel McNeely, MD, FRCSC (Halifax doctor sutures beloved teddy bear before child’s surgery [Un médecin d’Halifax suture l’ours en peluche bien-aimé d’un enfant avant de l’opérer], The Star Halifax).

« Je ne me vois plus exercer la médecine comme nous le faisions auparavant » Raj Rampersaud, MD, FRCSC (Renowned spine surgeon is transforming the way Ontario deals with back pain [Un chirurgien renommé spécialiste du rachis transforme la manière dont l’Ontario traite la dorsalgie], Toronto Star).

« Ce fil pourra faire la différence entre le succès et l’échec d’une angioplastie de l'OCT, car il sera capable de percer rapidement à des endroits où les autres guides échouent. Il ouvrira le chemin, permettant de donner suite au traitement dans l’artère malade » – Stéphane Rinfret, MD, FRCPC (Un cardiologue montréalais utilise un mini marteau-piqueur pour débloquer les artères, Le Journal de Montréal).

« Le diagnostic repose toujours sur l’histoire relatée par les patients et sur les résultats de l’examen physique » Jonathon Squires, MD, FRCPC (Extra Dosage of When Life Gives You Parkinson’s: What’s up, Doc? Larry talks to his neurologist [Épisode Extra Dosage de la chronique When Life Gives You Parkinson’s : Que se passe-t-il docteur? Larry parle avec son neurologue], Global News)

« Si vous constatez un véritable changement de personnalité chez quelqu’un… vous devez y prêter attention » – Carmela Tartaglia, MD, FRCPC (Depression or young onset dementia? Here’s how to tell the difference [Dépression ou démence précoce? Voici comment faire la différence], Global News)

« Nous avons développé un accès aux soins virtuel qui permet d’effectuer une arthroplastie totale en chirurgie d’un jour chez de nombreux patients » – David Urbach, MD, FRCSC (One solution to hallway medicine: outpatient hip-replacements [Une solution à la médecine de couloir : des arthroplasties de la hanche en consultation externe], Toronto Star)

« Il y a cinq chirurgiens orthopédistes sur l’Î.-P.-É. Nous pratiquons tous des arthroplasties du genou, et trois d’entre nous pratiquent des arthroplasties de la hanche » – Scott Wotherspoon, MD, FRCSC (OPINION: Unavoidable increase in wait times [POINT DE VUE : Augmentation inévitable des délais d’attente], The Guardian)


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Phil est né à Leeds, en Angleterre, le 4 septembre 1945; il est décédé paisiblement le 20 mars 2018 à West Vancouver, en Colombie-Britannique.

Phil a eu une enfance idyllique à Hornsea, une ville côtière du Yorkshire, où les courses de dériveurs et le rugby meublaient ses temps libres. Il a suivi sa formation médicale à l’Université Cambridge (avec mention très honorable) et à l’Hôpital St. Thomas de Londres, où il a obtenu son diplôme en 1969. Il est devenu membre des Royal Colleges of Physicians of the United Kingdom en 1972, puis a amorcé sa carrière en pédiatrie.

J’ai rencontré Phil à l’Hôpital Churchill d’Oxford, en 1975. J’étudiais en médecine et je faisais mon stage de pédiatrie; il était le résident sénior de garde. Nous nous sommes mariés en novembre 1976 et, un an plus tard, nous avons déménagé aux États-Unis afin qu’il suive une formation surspécialisée en médecine néonatale à l’Hôpital pour enfants de Denver, au Colorado.

L’ouest nous a tellement plu que nous avons décidé de nous installer à Edmonton en 1980. Phil occupait alors un poste de néonatalogiste au Département de pédiatrie de l’Université de l’Alberta, basé à l’Unité néonatale de soins intensifs (UNSI) de l’Hôpital Royal Alexandra, affiliée à l’un des plus importants centres d’accouchements au Canada. Il est ensuite devenu directeur de l’UNSI à l’Hôpital Royal Alexandra, et il a aussi été le premier directeur régional et chef de néonatalogie à la Capital Health Authority d’Edmonton.

Phil faisait partie de l’équipe qui a développé le premier programme canadien d’oxygénation par membrane extracorporelle (ECMO) chez les nouveau-nés à l’Hôpital Royal Alexandra, le seul programme du genre dans l’Ouest canadien pendant de nombreuses années. L’équipe de l’hôpital a également été l’une des premières à recourir à l’oxyde nitrique inhalé pour traiter les nouveau-nés à terme. Ces interventions ont permis de sauver de nombreux bébés.

Phil était un médecin compatissant et bienveillant, un clinicien hors pair ainsi qu’un mentor et un collègue très respecté. Il a toujours démontré un engagement exemplaire à l’égard des soins aux patients. Ses collègues n’hésitaient jamais à se confier à lui. Durant sa longue carrière à l’Hôpital Royal Alexandra, il a enseigné à de nombreuses cohortes de résidents et d’étudiants en médecine et fut pour eux un excellent modèle.

En 2000, il a mené de front la planification, la conception et l’établissement d’une nouvelle UNSI moderne à l’Hôpital Royal Alexandra, l’un de ses legs les plus chers. Comme il a longtemps siégé au comité sur la santé de la reproduction de l’Alberta Medical Association (AMA), qui a grandement contribué au développement du programme de santé périnatale en Alberta, l’AMA lui a décerné le titre de membre émérite en 2006 puis, en 2011, l’Association médicale canadienne lui remit le titre de membre honoraire.

En dehors du travail, Phil se dévouait à sa famille. Il était enchanté lorsque notre fils Nick est né en 1985. Il lui a transmis les valeurs qu’il a incarnées toute sa vie durant : la compassion, l’intégrité, la générosité, le désir constant d’aider les autres et une grande éthique professionnelle. Il était ravi lorsque Nick a décidé de suivre notre exemple et de faire carrière en médecine.

Phil a toujours eu un sens aigu de la justice sociale. Il était un ardent défenseur des causes environnementales, de nombreux organismes de bienfaisance et de l’assurance-maladie. Il était profondément reconnaissant des excellents soins qu’il a reçus durant les deux dernières années de sa vie.

Phil sera à jamais dans notre cœur et dans notre esprit.

Cet article est le premier d’une nouvelle série sur les hommages à nos disparus. Vous aimeriez rendre hommage à un Associé? Écrivez-nous à l’adresse communications@collegeroyal.ca.

  1. Philip C. Etches, MA, MB, FRCPC, FRCP (Lond), FAAP, FRCPCH, DCH.
  2. Phil et Nick.
  3. Phil et moi durant l’un de nos nombreux voyages.
  4. Phil durant les travaux de construction à la nouvelle UNSI de l’hôpital. Il se comptait très privilégié de participer à ce projet, car peu de médecins en ont l’occasion.
  5. Phil à l’UNSI.
  6. Phil, Nick et moi.

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En souvenir


Elmer Moreno Andrade, MD, FRCSC, est décédé le 22 juillet 2018 à Saint John, au Nouveau Brunswick, à 83 ans. Le Dr Andrade a obtenu le certificat du Collège royal en obstétrique et gynécologie en 1966. Il a codirigé sa propre pratique à Saint John entre 1966 et 1995. Durant sa carrière, il a donné naissance à plus de 6000 bébés. Pour en apprendre davantage sur le Dr Andrade.

Roger Caudwell Bland, MBChB, FRCPC, est décédé le 31 juillet 2018 à Edmonton, en Alberta, à 80 ans. Le Dr Bland a obtenu le certificat du Collège royal en psychiatrie en 1971. Il a occupé de nombreux postes universitaires et administratifs, et il a consacré une grande partie de sa carrière au traitement et à la qualité de vie des patients vivant avec une maladie mentale. Pour en apprendre davantage sur le Dr Bland.

Franҫois Beaudoin, MD, FRCSC, est décédé le 20 juillet 2018 à Montréal, au Québec, à 61 ans. Le Dr Beaudoin a obtenu le certificat du Collège royal en obstétrique et gynécologie en 1986. Il a travaillé au CHU Sainte-Justine de Montréal, où ses patients et collègues l’appréciaient beaucoup. On se souviendra de sa générosité, de l’amour qu’il portait à sa famille et de la passion qu’il vouait à son travail. Pour en apprendre davantage sur le Dr Beaudoin.

Nancy Madeline Dunne, MD, FRCPC, est décédée le 4 août 2018 à North York, en Ontario, à 63 ans. La Dre Dunne a obtenu le certificat du Collège royal en anesthésiologie en 1985. Elle a travaillé au Humber River Regional Hospital. Outre la médecine, elle avait de nombreux passe-temps et elle aimait particulièrement l’équitation. Pour en apprendre davantage sur la Dre Dunne.

Stanley Andrew Dziurdzy, MD, FRCPC, est décédé le 19 août 2018 à Burlington, en Ontario, à 80 ans. Le Dr Dziurdzy a obtenu le certificat du Collège royal en psychiatrie en 1968. Lauréat de la médaille d’or en psychiatrie, il a pratiqué dans les régions de Burlington et Hamilton pendant plus de 50 ans. Pour en apprendre davantage sur le Dr Dziurdzy.

Rubin Manuel Feldman, MD, FRCPC, est décédé le 4 août 2018 à Vancouver, en Colombie-Britannique, à 87 ans. Le Dr Feldman a obtenu le certificat du Collège royal en médecine physique et réadaptation en 1971. Il a travaillé dans le domaine de la gestion de la douleur et en tant que physiothérapeute dans la région de Vancouver.

Brahm Bhushan Gulati, MBBS, FRCSC, est décédé le 17 juin 2018 à Charlottetown, à l’Île-du-Prince-Édouard, à 84 ans. Le Dr Gulati a obtenu le certificat du Collège royal en chirurgie générale en 1975. Il a travaillé dans de nombreuses villes et il a ouvert une clinique médicale à Dehradun, en Inde. Après s’être retiré de la pratique professionnelle, il a travaillé à Anciens Combattants Canada pendant plus de 20 ans. Pour en apprendre davantage sur le Dr Gulati.

Sriram Iyer, MBBS, FRCPC, est décédé le 2 août 2018 à Maple Ridge, en Colombie-Britannique, à 47 ans. Le Dr Iyer a obtenu le certificat du Collège royal en pédiatrie (2011) et en endocrinologie et métabolisme (2015). Diplômé de l’Université Gujarat (Inde), il était pédiatre à Maple Ridge depuis 1994.

Gerald (Gerry) A. Klassen, MD, FRCPC, est décédé le 6 août 2018 à Halifax, en Nouvelle-Écosse, à 85 ans. Le Dr Klassen a obtenu le certificat du Collège royal en médecine interne en 1962. Ses recherches portaient sur la circulation coronarienne et la bioéthique dans la recherche. Au début de sa carrière, il fut l’un des pionniers de la mise en place de stimulateurs cardiaques au Canada. Pour en apprendre davantage sur le Dr Klassen.

Michel Léveillé, MD, FRCSC, est décédé le 23 août 2018 à Sainte-Marie-Salomé, au Québec, à 81 ans. Le Dr Léveillé a obtenu le certificat du Collège royal en chirurgie générale en 1968. Il a été chirurgien pendant 20 ans à l’Hôpital de Joliette (CHRDL) puis a occupé des fonctions administratives au Centre hospitalier régional de Lanaudière (CHRDL). Pour en apprendre davantage sur le Dr Léveillé.

Robert Harold (Bob) North, MD, FRCSC, est décédé le 15 août 2018 à Brampton, en Ontario, à 80 ans. Le Dr North a obtenu le certificat du Collège royal en oto-rhino-laryngologie et chirurgie cervico-faciale en 1969. Il a pratiqué à Brampton pendant plus de 50 ans; il était très apprécié de ses collègues et patients des hôpitaux Peel Memorial et Brampton Civic. Pour en apprendre davantage sur le Dr North.

Heather Frances Penney, MD, FRCPC, est décédée le 18 août 2018 à Camrose, en Alberta, à 75 ans. La Dre Penney a obtenu le certificat du Collège royal en radiologie diagnostique en 1973. Elle éprouvait une grande passion pour sa spécialité; avec un collègue, elle a introduit l’échographie dans l’Ouest canadien en 1975. Elle n’a jamais raté une rencontre annuelle de la Radiological Society of North America. Pour en apprendre davantage sur la Dre Penney.

Sheldon Hershl Rubin, MD, FRCPC, est décédé le 13 août 2018 à Moncton, au Nouveau-Brunswick, à 75 ans. Le Dr Rubin a obtenu le certificat du Collège royal en médecine interne (1973) et en hématologie (1974). Il a été le premier oncologue et le deuxième hématologue à exercer au Nouveau-Brunswick. Parmi ses autres innovations, il a ouvert la première clinique d’hémophilie de la province en 1988. Pour en apprendre davantage sur le Dr Rubin.

Muriel Florence Smith, MD, FRCPC, est décédée le 6 août 2018 à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, à 74 ans. La Dre Smith a obtenu le certificat du Collège royal en pathologie générale (1980) et en anatomo-pathologie (1980). Elle était pathologiste à Fredericton.


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