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Rencontrez les lauréats du Prix d’excellence-Spécialiste de l’année et du Prix du Mentor de l’année

Qu’ils aient contribué à la recherche de calibre international et aux soins ou qu’ils aient consacré plusieurs heures à leurs collègues et stagiaires, ne ratez pas les récits inspirants des lauréats de nos prix régionaux de cette année.


Lauréats du Prix d’excellence-Spécialiste de l’année (Cliquez pour plus de détails)

Specialist of the year recipients


Lauréats du Prix du Mentor de l’année (Cliquez pour plus de détails)

Mentor of the year recipients

Vous trouverez plus d’information sur notre programme de prix et bourses au www.collegeroyal.ca/prix


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Le MDC et moi : Le Nord n’a pas son égal pour les activités de DPC

La Dre Danielle Sachiw, FRCSC, est chirurgienne généraliste à Yellowknife et elle participe au programme de Maintien du certificat (MDC) du Collège royal depuis trois ans et demi. Dans cette entrevue, elle explique pourquoi elle tient tant à vivre et parfaire son apprentissage dans le Nord.

Danielle Stachiw Dre Danielle Stachiw

En quoi consiste votre champ de pratique à Yellowknife?

J’occupe l’un des deux postes de chirurgien orthopédique en pratique générale au Stanton Territorial Hospital. Nous desservons l’ensemble des Territoires-du-Nord-Ouest et une partie du Nunavut. En pratique générale, nous traitons toutes sortes de cas. J’obtiens beaucoup de crédits de MDC en assistant à des conférences, en participant à des séances d’apprentissage en ligne et en m’inspirant des chirurgiens remplaçants qui séjournent ici.

Qu'est-ce qui vous a incitée à travailler dans le Nord?

Un poste s’est libéré lorsqu’un chirurgien orthopédique a pris sa retraite. J’ai visité le centre durant mon stage de perfectionnement et j’ai eu un coup de foudre pour la communauté. Presque la moitié de mes patients sont des Inuits et des Dénés qui mènent encore leur mode de vie traditionnel dans des collectivités très isolées. Je rencontre aussi beaucoup de fonctionnaires et d’adeptes du plein air, des gens très actifs. Vous faites 10 minutes de route et vous vous retrouvez sur un lac à faire du kayak ou du ski de fond en solo.

Danielle Stachiw Le style de vie est l’un des attraits de la pratique dans le Nord. Danielle (à l’avant) et sa collègue Claire, une infirmière en chirurgie orthopédique, sont adeptes du canoë et de la pêche.

Qu’avez-vous changé à votre programme de MDC une fois dans le Nord?

Je suis arrivée tout de suite après ma résidence et mon stage de perfectionnement; les occasions de participer à des activités de MDC étaient donc nombreuses. Au début, je me suis dit : « Comment vais-je pouvoir obtenir tous mes crédits de MDC? » Mais nous sommes un peu privilégiés dans le Nord; on nous accorde 10 jours par année pour assister à des conférences.

Je participe aussi à des séances d’apprentissage en ligne. L’Association canadienne d’orthopédie offre des webinaires de temps en temps. J’en ai visionné un sur les lésions de la syndesmose récemment, et j’ai beaucoup apprécié les conseils d’experts sur le traitement de ces blessures complexes. Les examens en ligne de l’American Academy of Orthopaedic Surgeons (AAOS) sont aussi fort utiles. J’y ai eu recours lorsque j’étudiais pour les examens du Collège royal; je m’en sers maintenant pour le MDC. Aussi, je lis le Conseil du mois sur le MDC et je consulte le site Web du Collège royal pour connaître les activités agréées dans ma discipline. Pour suivre les tendances, le lis beaucoup de résumés factuels. OrthoEvidence résume les nouveaux projets de recherche dans ma discipline, ainsi que les forces et les faiblesses de divers traitements.

Quelles leçons de votre pratique dans le Nord ont fait de vous un meilleur médecin?

Je reçois d’excellents commentaires des chirurgiens remplaçants qui séjournent ici; je les utilise pour obtenir des crédits de MDC de la section 3 (Évaluation de la pratique).

Un chirurgien remplaçant et moi avons déjà réparé un tendon de la longue portion du biceps. J’avais toujours utilisé la même technique, efficace mais délicate, apprise lorsque j’étais résidente en Saskatchewan. Or, il procédait autrement pour réaliser les sutures tendineuses; il utilisait un système de poulies pour les camoufler dans la plaie. C'était génial. J’étais tellement reconnaissante! Il s’agit d’un exemple très précis, mais ça a changé ma pratique. Vous voyez, nous étudions au même endroit et nous apprenons tous à faire la même chose; ici, dans le Nord, les remplaçants qui ont été formés en Ontario ou dans l’Est nous apprennent à faire les choses différemment.

Danielle Stachiw Selon Danielle, le Nord est un environnement magnifique et exceptionnel pour la pratique; elle y trouve de nombreuses possibilités de développement professionnel continu (DPC), en assistant à des conférences, en suivant des ateliers d’apprentissage en ligne et en visitant des chirurgiens locaux.

Quel conseil donneriez-vous à ceux qui songent à se perfectionner dans le Nord?

Au début, le Nord peut être déstabilisant. Vous n’êtes plus dans un centre universitaire. Vous n’avez plus accès aux stages et vous ne voyez plus vos collègues. Le plus difficile, c’est de suivre le fil de la littérature et de surmonter sa crainte de la pratique générale.

Aujourd’hui, je ne me verrais nulle part ailleurs. Je ne pourrais même pas envisager ma pratique sans certaines chirurgies, ni même sans certaines populations de patients et leurs difficultés. Chaque jour est différent et j’adore ça.

Par exemple, un de mes patients s’est cassé la jambe, déformant ainsi la tige qu’on lui avait déjà installée lors d’une fracture précédente. Je n’avais jamais vu rien de tel, et j’ignorais que pareille chose pouvait survenir. Je suis allée voir en ligne; j’y ai trouvé des articles et des rapports sur la prise en charge de cas similaires. Lorsqu’on pratique dans le Nord, de tels problèmes inhabituels surviennent chaque jour. Lorsqu’on est résident, on se dit : « Oh, c’est un cas très rare, je ne verrai jamais cela de ma vie. » Mais ici, ça arrive!

On peut être intimidé face à la variété de cas, mais je ne m’en passerais plus. Vous seriez surpris de voir à quel point vous y êtes préparé, et combien une carrière de généraliste dans le Nord est valorisante.


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Vous avez dit « confiable »? Incursion dans le vocabulaire de l’approche par compétences dans la formation en sciences de la santé

MOC Tip of the Month

La formation médicale, tout comme celle d’autres professionnels de la santé, fait de plus en plus appel à l’approche par compétences. Avec cette approche pédagogique vient une nouvelle terminologie1 et en particulier un tout nouveau terme qui peut étonner : les activités professionnelles confiables.

Ne pas confondre « la compétence » et « une compétence »

Commençons par le terme « compétences », en notant le pluriel qui est habituel dans le syntagme « approche par compétences », contrairement à son équivalent anglais competency-based education (ou approach), nom composé dont le premier élément (competency-based) a un rôle d’adjectif, toujours invariable en anglais, et dans lequel il y a un pluriel caché. C’est un phénomène relativement courant quand on passe de l’anglais au français, notamment dans le domaine médical; signalons, parmi bien d’autres exemples, hyaline membrane disease qui correspond à notre maladie des membranes hyalines, alors que antiphospholipid syndrome devient en français syndrome des antiphospholipides2. C’est qu’il y a « la compétence » (competence en anglais) et « les compétences » (competencies). La compétence (competence) est l’ensemble des aptitudes démontrées dans de multiples domaines ou aspects du rendement; elle est limitée par le contexte de pratique de chacun et évolue dans le temps. En revanche, une compétence (a competency) est une aptitude observable qui se développe par étapes, du clinicien débutant au clinicien expert3.

À propos des jalons

Sur le parcours de compétences d’un professionnel de la santé en formation, il y a des jalons (milestones)3. Un jalon est l’aptitude attendue chez un professionnel de la santé parvenu à un certain niveau d’expertise. Chaque jalon est un marqueur observable des habiletés d’une personne dans la trajectoire de développement d’une compétence donnée3. Enfin, une activité professionnelle confiable (entrustable professional activity) est une tâche essentielle dans une discipline qui peut être déléguée sans supervision directe à une personne ayant développé la maîtrise et l’autonomie requises dans un contexte donné4.

Origine de l’adjectif « confiable »

L’adjectif confiable peut surprendre ou même choquer. On connaît bien « fiable » et « confier ». Mais « confiable »? Soulignons tout d’abord que l’adjectif anglais entrustable, qu’il s’agit de traduire, est lui-même un néologisme proposé par Olle ten Cate en 20054. Il est absent des dictionnaires anglo-américains de langue générale5,6, bien qu’il s’agisse évidemment d’un dérivé du verbe entrust, que le dictionnaire Oxford définit de la façon suivante : « assign the responsibility for doing something to (someone) »5. Il s’agit donc en français de nommer une activité professionnelle que l’on peut assigner avec confiance à quelqu’un, c.-à-d. à un apprenant, à un externe ou à un résident à une certaine étape de sa formation dans le cas qui nous occupe.

Comme entrustable en anglais, confiable est absent des dictionnaires français actuels. Toutefois, il faut bien reconnaître que ceux-ci, comme ceux en langue anglaise, ne répertorient pas tous les adjectifs en -able, seulement les plus courants (ils ne consignent pas davantage tous les adverbes en -ment). Mais confiable a déjà été attesté, soit dans le sens de « [personne] à qui on peut faire confiance »7, sens que l’adjectif fiable a de nos jours, soit dans celui de « [quelque chose] qui peut être confié »8,9,10, qui est celui de entrustable en anglais. C’est pour nommer cette dernière qualité en français, à propos d’une activité et non d’une personne, que l’adjectif confiable renaît en quelque sorte de ses cendres.

Aurait-on pu choisir un autre adjectif?

Au moment où la définition d’une activité professionnelle confiable présentée ci-dessus a été publiée en français par le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, en avril 2016, cette activité portait provisoirement le nom d’« activité professionnelle acquise et validée », tout en étant encore désignée à l’époque par le sigle anglais EPA4. Dans « acquise et validée » il manquait cependant la notion de confiance qui est sous-jacente à ces activités (que l’on confie, justement, à l’apprenant). La variante « acquise et confiée » a aussi été envisagée, mais elle semblait à la fois longue et incomplète (confiée à qui ?). La recherche d’un terme plus court et plus juste en français s’est donc poursuivie. L’activité en question pouvait-elle être simplement qualifiée d’« acquise », ou de « maîtrisée », à ce stade de la formation d’un externe ou même d’un résident ? Sans plus de précisions, c’était sans doute aller trop loin. Enfin, l’adjectif « déléguée » a été envisagé ; on le trouve d’ailleurs dans la définition donnée plus haut. Il a cependant été vite mis de côté, et du même coup « délég(u)able », un avis juridique ayant établi que cet emploi risquait d’entraîner, au Canada français, une confusion avec des « actes délégués » par les médecins à d’autres professions de la santé, bien que ce concept ait été officiellement abandonné au Québec en 2003 au profit de celui d’« activités réservées »11.

Concernant l'acronyme

Outre le fait qu’il faut se faire l’oreille à l’adjectif « confiable », un autre inconvénient au syntagme « activités professionnelles confiables » est qu’il a le même sigle (APC) que « approche par compétences ». Cela étant dit, en médecine, on emploie déjà HTP pour hypertension portale ou hypertension pulmonaire, IM pour insuffisance mitrale ou infarctus du myocarde, IPP pour interphalangienne proximale ou inhibiteur de la pompe à protons, IRA pour insuffisance rénale aiguë ou insuffisance respiratoire aiguë, IVG pour interruption volontaire de grossesse ou insuffisance ventriculaire gauche, PTH pour parathormone ou prothèse totale de la hanche. Il est vrai que ces paires de signifiés ne se retrouvent pas forcément dans un même propos. Toutefois, dans un texte qui aborde à la fois l’approche par compétences et les activités professionnelles confiables, on peut : n’abréger aucun des deux termes ; n’utiliser le sigle APC que pour le terme le plus récurrent, le sens du sigle étant particulièrement évident là où il est précédé d’un article au pluriel (p. ex., « les APC »); ou, si l’on tient à tout prix à abréger les deux termes, le faire en modifiant légèrement le sigle en passant d’un terme à l’autre, p. ex. en employant APC pour approche par compétences et ApC pour activités professionnelles confiables.

Nous espérons que cette mise au point aidera les éducateurs médicaux francophones à s’approprier le terme « activités professionnelles confiables ».

Membres du Comité consultatif francophone du Collège royal

Serge Quérin, MD, FRCPC, Professeur titulaire, Faculté de médecine, Université de Montréal

Jean Latreille, MDCM, FRCPC, Professeur titulaire, Faculté de médecine, Université de Sherbrooke

Claire Touchie, MD, MHPE, FRCPC, Chef, éducation médicale, Conseil médical du Canada et Professeure agrégée, Faculté de médecine, Université d’Ottawa

Louise Samson, MD, FRCPC, Directrice adjointe, Direction des études médicales, Collège des médecins du Québec

Julien Poitras, MD, FRCPC, CCMF (MU), Doyen, Faculté de médecine, Université Laval

Louis-Georges Ste-Marie, MD, Professeur titulaire de clinique, Faculté de médecine, Université de Montréal

Andrée Boucher, MD, FRCPC, Éducatrice clinicienne, Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada; professeure titulaire, Faculté de médecine, Université de Montréal et présidente du Comité

Références

  1. Sklar DP. Competencies, milestones, and entrustable professional activities : what they are, what they could be. Acad Med 2015; 90 :395-7.
  2. Quérin S. Dictionnaire des difficultés du français médical, 3e édition. Saint-Hyacinthe et Paris, Edisem et Maloine, 2017.
  3. Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada. La compétence par conception (CPC). Foire aux questions. Partie 3 : Termes et usages. 2016 [On-line]. Disponible sur : http://www.royalcollege.ca/rcsite/documents/cbd/cbd-handout-glossary-april-27-f.pdf
  4. ten Cate O. Entrustability of professional activities and competency-based training. Med Educ 2005; 39: 1176-7.
  5. English Oxford Living Dictionary. 2016 [On-Line]. Disponible sur : https://en.oxforddictionaries.com
  6. Merriam-Webster. 2016 [On-Line]. Disponible sur : https://www.merriam-webster.com
  7. Analyse et traitement informatique de la langue française. Dictionnaire du moyen français. 2016 [On-line]. Disponible sur : http://www.atilf.fr/dmf/
  8. Richard de Radonvilliers, JB. Enrichissement de la langue française, dictionnaire de mots nouveaux, 2e édition. Paris, Léautey, 1845.
  9. Grand dictionnaire universel du XIXe siècle. Paris, Larousse, 1869.
  10. Trousset J (dir.). Nouveau dictionnaire encyclopédique universel illustré. Paris, La librairie illustrée, 1884.
  11. Trudeau JB. Ordonnances collectives : le médecin n’est pas responsable de tout ! 2012 [On-line]. Disponible sur : www.cmq.org/pdf/activites-partage/article-ordonnanceslecollege-automne2012.pdf

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Un programme de prévention destiné aux nouveaux parents contribue à sauver des vies en C.-B. — et ailleurs

« On dit toujours que le syndrome du bébé secoué n’est pas la forme de violence la plus fréquente, mais bien la plus grave. »

Ronald Barr Dr Ronald Barr

Le Dr Ronald Barr, FRCPC, spécialiste en pédiatrie du développement, s’est consacré au cours des quelque 20 dernières années à la prévention du syndrome du bébé secoué (appelé plus justement traumatisme crânien non accidentel ou TCNA), la forme de violence la plus grave à l’égard des enfants de moins de deux ans. Dans près de 80 pour cent des cas, elle laisse des séquelles permanentes.

Les efforts de prévention du Dr Barr ont mené à la création d’un vaste programme de sensibilisation appelé « The Period of PURPLE Crying ».

Selon une étude publiée dans la revue Child Abuse and Neglect cosignée par le Dr Barr, ce programme a été associé à une réduction de 35 pour cent des admissions d’enfants de moins de deux ans en raison d’un TCNA dans les hôpitaux de la C.-B. qui ont instauré ce programme depuis 2009.

« Nous sommes ravis que le programme connaisse autant de succès, mais nous aimerions qu’il en connaisse encore plus, si possible. »

Qu’est-ce que le programme « Period of PURPLE Crying »?

Selon le National Center on Shaken Baby Syndrome, établi aux États-Unis, la frustration engendrée par les pleurs d’un bébé est le principal déclencheur du syndrome du bébé secoué. Le programme Period of PURPLE Crying a été créé afin de faire savoir aux parents et aux personnes soignantes que ce cycle des pleurs fait partie du développement normal de tous les enfants.

L’acronyme PURPLE rappelle aux parents que les pleurs des bébés atteignent un niveau maximal à l’âge de deux mois. Les bébés pleurent beaucoup plus chaque jour en moyenne durant cette période. Les pleurs peuvent commencer sans que l’on sache pourquoi et être inconsolables.

« Comme la situation varie énormément d’un bébé à l’autre, certaines mères disent qu’elles ont un bon bébé, car il ne pleure pas. Leur bébé pleure en fait, mais pas au point de les irriter. Leur bébé peut pleurer surtout pendant 30 ou 45 minutes seulement par jour, tandis qu’un autre, tout à fait normal, peut pleurer de cinq à six heures par jour », précise le Dr Barr, qui a étudié les pleurs des bébés pendant des années.

Purple infographic Crédit : purplecrying.info (en anglais seulement)

Le Dr Barr a collaboré avec le National Center on Shaken Baby Syndrome afin de créer les ressources éducatives du programme. Le personnel infirmier partage des messages clés lorsqu’il présente le programme et distribue les ressources aux parents et aux personnes soignantes dans les unités de maternité.

« Nous avons établi que de deux à quatre mois après la naissance de leur enfant, 74 pour cent des parents avaient relu les documents », raconte le Dr Barr. « Nous croyons que la distribution des ressources éducatives a été essentielle au succès du programme. »

Plus de 2000 hôpitaux ont adopté le programme

Le ministère des Enfants et du Développement de la famille de la Colombie-Britannique a appuyé l’adoption du programme Period of Purple Crying et octroyé des fonds. Plus de 3000 infirmiers et infirmières dans la province ont reçu une formation sur le programme. Chaque année, les autorités de la santé distribuent environ 40 000 livrets et autres ressources éducatives.

« Chacun a beaucoup appris. Le sujet n’est pas facile, même si nous savons tous que la prévention est la meilleure option. Un grand nombre de personnes qui ont déjà beaucoup à faire doivent assurer un suivi et collaborer entre elles », confie le Dr Barr.

À ce jour, plus de 2000 hôpitaux ont adopté le protocole PURPLE, y compris de nombreux centres en Ontario, en Nouvelle-Écosse, à l’Île-du-Prince-Édouard et au Yukon, ainsi que 13 états américains et villes dans cinq autres pays.

Pour en savoir plus sur cette initiative : www.purplecrying.info ou www.dontshake.org (anglais seulement)


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Maria’s Marvelous Bones : un livre pour enfant qui informe les patients... et les sensibilise de façon novatrice

Carrie Kollias Dre Carrie Kollias

« L’idée remonte probablement à 2008, durant ma résidence en orthopédie à Calgary. Chaque fois qu’un enfant se présentait avec une fracture, l’expérience était éprouvante et créait beaucoup d’anxiété. Qu’est-ce qu’un plâtre? Qu’est-ce qu’une fracture? La plupart des enfants n’en ont aucune idée. Je me suis dit qu’un livre devrait leur expliquer tout cela », raconte la Dre Carrie Kollias, FRCSC, chirurgienne orthopédique établie à Lethbridge, en Alberta.

L’idée était bonne, mais a été mise en veilleuse, car la Dre Kollias achevait sa résidence, ses stages de perfectionnement et fondait sa propre famille.

« Quelques années après, j’ai eu un deuxième enfant et j’ai vraiment senti le besoin de créer cette ressource éducative. La tendance actuelle vers une plus grande diversité au sein des travailleurs de la santé m’a incitée à aller de l’avant. J’ai pensé qu’il était possible de la transposer dans ce livre. »

Maria’s Marvelous Bones (2018), le livre illustré qu’elle a publié à son propre compte, raconte l’histoire de Maria, une petite fille qui s’est fracturé le bras. À l’hôpital, elle reçoit des soins de divers travailleurs de la santé, dont Peter, l’infirmier, la Dre Anna, la chirurgienne orthopédique, et Marsha, la technicienne qui fabriquera son plâtre.

Le livre est brillamment illustré par Gill Guile, une artiste renommée au Royaume-Uni. Ceci relève un peu de l’exploit, car elle a accepté de travailler comme pigiste dans ce projet, ce qu’elle fait rarement.

« Sa fille effectue une formation avancée en orthopédie à Bristol et elle a compris que nous pouvions créer un très beau livre; elle m’a dit : allons-y! », se rappelle la Dre Kollias, se réjouissant d’avoir été aussi chanceuse.

Née au Nouveau-Brunswick, la Dre Kollias est l’unique membre de la famille à avoir choisi la profession médicale. Elle reconnaît l’importance de l’exemple de mentors et de pairs dans un choix de carrière dans ce domaine, mais c’est davantage son intérêt et son talent pour la science, plutôt que l’influence d’une personne en particulier, qui l’ont menée vers la chirurgie orthopédique, et son désir d’exercer une « profession où l’on prodigue des soins ».

Outre le côté éducatif, elle voulait que la diversité des professions de la santé ressorte de ce livre — un défi bien connu — et fasse germer tôt l’idée de choisir un jour l’une de ces carrières.

« Mis à part la famille de Maria, le premier personnage que l’on rencontre est un infirmier. Nous savons au Canada que les hommes représentent environ huit pour cent du personnel infirmier. La spécialiste en orthopédie est membre d’une minorité visible. J’ai vraiment voulu donner au livre ce caractère inclusif », explique la Dre Kollias.

« D’après les dernières données que j’ai consultées, environ 11 pour cent des chirurgiens orthopédiques au Canada sont des femmes et ceci ne tient même pas compte des groupes ethniques minoritaires. Aux États-Unis, le pourcentage est encore moins élevé : environ 6,1 pour cent sont des femmes et 4,8 pour cent sont membres d’une minorité ethnique. Nous devons rétablir l’équilibre, car nous savons que les équipes qui présentent une plus grande diversité sont plus efficaces. C’est ce que j’espère. On y arrivera, mais il faudra du temps. »

Vous pouvez vous procurer le livre de la Dre Kollias à la boutique de cadeaux de l’hôpital régional Chinook – les profits des ventes seront remis aux amis de l’hôpital (Friends of Chinook Regional Hospital), dans plusieurs magasins de Calgary et en ligne (Amazon, Indigo et Barnes & Noble).

« J’aime quand on me dit : J’ai donné ce livre en cadeau à ma nièce. Elle l’a lu. Elle veut devenir chirurgienne astronaute maintenant », dit-elle en riant. « Une amie a acheté le livre il y a deux mois. Son fils s’est fracturé une jambe récemment en jouant au baseball et le livre l’a beaucoup aidé, car il savait à quoi s’attendre. J’adore entendre ces témoignages parce qu’ils montrent que l’effort en vaut la peine. »

Maria book cover Photo : « Un livre magnifique qui aidera à préparer les enfants devant faire l’objet d’une intervention médicale à la suite d’une blessure. » — Kirkus Review

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Vous êtes-vous prononcés?

Vous devriez avoir reçu par courriel une invitation à répondre à notre sondage sur la valeur du titre d’Associé au moyen d’un lien personnalisé et sécurisé.

Veuillez prendre une quinzaine de minutes pour y répondre. Nous aimerions connaître les services actuels et futurs auxquels vous accordez de l’importance, ainsi que votre point de vue sur nos efforts de communication.

Nous avons reporté la date limite au 28 septembre 2018.

Vous n’avez pas reçu le courriel? Vérifiez dans votre courrier indésirable. Il ne s’y trouve toujours pas? Écrivez-nous : membersurvey@collegeroyal.ca

Des chaussettes édition limitée à votre portée!
Pour vous remercier de nous avoir fourni vos commentaires, nous vous offrons la possibilité de gagner l’une des 100 paires de chaussettes du Collège royal que nous ferons tirer.

Royal College socks

À propos de la société The Portage Group
Le courriel vous dirige vers une plateforme administrée par une société d’experts-conseils (The Portage Group) qui se spécialise dans les sondages pour les organismes d’adhésion. Nous avons retenu leurs services pour mener le sondage en notre nom. Tous les résultats recueillis demeureront confidentiels. Seuls les résultats agrégés seront partagés avec le Collège royal.


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« Ce que j’aurais aimé savoir... » Qu’est-ce qui a fait de vous un meilleur médecin?

Chaque année, plus d’un millier de médecins spécialistes nouvellement certifiés amorcent la prochaine étape de leur carrière professionnelle. Nous aimerions les faire profiter de sages conseils.

Quelle précieuse leçon avez-vous tirée de votre pratique?

Nous publierons certaines de vos réponses dans un prochain bulletin.




Note : Selon le volume de réponses que nous recevrons, nous ne pouvons pas garantir que la totalité d’entre elles seront publiées. Celles-ci pourraient être révisées pour des raisons de clarté, de concision, etc. Pour obtenir des renseignements supplémentaires, écrivez-nous à l’adresse communications@collegeroyal.ca.


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Si vous n’assistez pas à la CIFR 2018, voici ce que vous raterez


La Conférence internationale sur la formation des résidents est le plus grand congrès entièrement consacré à l’avancement de la formation des résidents.

Il reste encore du temps pour être des nôtres à Halifax (du 18 au 20 octobre 2018).

La préinscription en ligne prendra fin le 27 septembre 2018.

Nous proposons 6 plénières, 21 filières d’apprentissage, plus de 60 ateliers et quelque 200 présentations d’affiches et exposés, le tout, sous le thème « Le milieu d’apprentissage et la formation des résidents : une ère de changement ».

Aussi, ne manquez pas ces autres activités moins connues

  • Le nouvel atelier préconférence, Comprendre le milieu d’apprentissage clinique dans toute sa complexité, vous permettra de mieux comprendre le milieu d’apprentissage clinique et de connaître des interventions systématiques pour l’améliorer.
  • Plénière interactive : Une plénière SimTrek - parties 1 et 2 - inspirée de la séance SimTrek, pilier de notre Sommet de simulation, vous est proposée lors de la CIFR 2018. Préparez-vous à vivre une expérience d’apprentissage dynamique où les simulations par jeu de rôle et le débreffage sur place seront à l’honneur.
  • Nouveau style de débat : Plutôt que de peser le pour et le contre, Maxine Mawhinney, ancienne présentatrice-vedette de la BBC, animera le débat en plénière de cette année.
  • Suivez-nous sur Twitter (@ICREConf) : Simon Fleming, résident chef de la CIFR, partagera en direct ses photos et commentaires durant la conférence.
  • Présentation spéciale : Nous dévoilerons le nom du bénéficiaire de la nouvelle Subvention catalyseur Dre Karen Mann sur la recherche en éducation médicale du Collège royal. Celle-ci est versée en l’honneur de la Dre Karen Mann, qui était une éducatrice passionnée, une érudite et un mentor à l’Université Dalhousie.
  • Pour les fins connaisseurs : Venez parfaire vos techniques de dégustation de whisky durant l’activité « Éducateurs à la découverte des malts : whisky 101 »
  • Des repères visuels : Depuis toujours, nous attirons des participants du monde entier; cette année, une carte du monde près du comptoir de l’inscription indiquera d’où provient l’auditoire. Il y aura aussi des affiches similaires dans la salle d’exposition.
  • Nouveau porte-nom : Les personnes qui ont déjà participé à la CIFR savent que nous accordons une grande importance à nos porte-nom. Cette année, nous en avons ajouté de nouveaux; vous pourrez même en créer un (nous choisirons d’ailleurs le plus original).
  • Concours d’égoportraits #CIFREnsemble : Les anciens participants accompagnés d’un collègue/ami sont invités à prendre une photo avec lui. Ils courront la chance de gagner une inscription gratuite à la CIFR 2019!

Consultez tous les détails sur notre nouveau site Web : www.collegeroyal.ca/cifr


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Nouvelle date limite — Appel de propositions stratégique : Avancement de l’évaluation de l’approche par compétences en formation médicale

Vous menez des travaux d’érudition sur l’approche par compétences en formation médicale? Vous pourriez obtenir jusqu’à 30 000 $ pour une période de deux ans afin de mener votre projet de recherche.

Apprenez-en davantage sur notre appel de propositions stratégique : Avancement de l’évaluation de l’approche par compétences en formation médicale tout au long du continuum.

La date limite ayant été reportée, vous avez jusqu’au 1er octobre 2018 pour soumettre votre demande.

Note concernant l’admissibilité des employés du Collège royal et des entrepreneurs


Les employés et les entrepreneurs rémunérés par le Collège royal ne sont pas admissibles à cet appel de propositions stratégique. Si un employé du Collège royal ou un entrepreneur participe à votre projet (à titre de chercheur principal ou de co chercheur), nous vous invitons plutôt à soumettre une demande de subvention intramurale du Collège royal.

Veuillez envoyer vos questions à l’adresse strategicgrants@collegeroyal.ca.


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Membres à la une


« Certains patients veulent choisir l’aide médicale à mourir et faire un don d’organe dans les meilleures conditions possibles. Comment pourrions-nous modifier les protocoles pour qu’il soit possible de faire les deux en même temps? » – Ian Ball, MD, FRCPCWestern University doctors: We need rules for assisted-death organ donors », The London Free Press).

« Ça va fonctionner. Il n’y a pas de plan B », - Daniel Borsuk, MD, FRCSCThe face of a stranger », CBC News)

« Nous avons constaté une très grande amélioration chez des personnes qui souffraient énormément, et ce, depuis longtemps », - Alexandre Dumais, MD, FRCPCPeople with schizophrenia learn to fight their demons with virtual reality », >Vancouver Sun).

« C’est comme le cancer. Nous l’ignorions depuis des décennies, et maintenant, nous sommes étonnés? », - Catharine Munn, MD, FRCPCMore than 5,800 Canadian kids have died by suicide in the past 13 years. It's 'like a cancer' »). Marshall Korenblum, MD, FRCPC, est également cité dans l’article.

« Lorsqu’on examine le pourcentage de demandes d’aide médicale à mourir effectuées dans le passé, on constate qu’il augmente au début, qu’il diminue ensuite, et qu’il faut un certain temps pour qu’il augmente de nouveau », Jim Silvius, MD, FRCPCAlberta doctor-assisted deaths up nearly 50 per cent this year », Calgary Herald).


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En souvenir


Shehbaz Ali Butt, MD, FRCPC, est décédé le 12 juillet 2018 à Markham, en Ontario, à 46 ans. Le Dr Butt a obtenu le certificat du Collège royal en anesthésiologie en 2002. Amateur de plein-air et aventurier, il avait déjà tenté d’escalader l’Everest et était anesthésiste à l’hôpital Markham-Stouffville avant son décès. Pour en apprendre davantage sur le Dr Butt.

Patrick (Paddy) Graham Coffey, MBChB, FRCSC, est décédé le 17 juillet 2018 à Newcaste, en Ontario, à 92 ans. Le Dr Coffey a obtenu son certificat du Collège royal en chirurgie générale en 1965. Il avait travaillé au Tribunal d’appel en matière de permis et était connu pour son humour, sa sincérité et sa gentillesse. Pour en apprendre davantage sur le Dr Coffey.

Paul Donald Desjardins, MD, FRCSC, est décédé le 22 juin 2018 à Laval, au Québec, à 82 ans. Le Dr Desjardins a obtenu le certificat du Collège royal en obstétrique et gynécologie en 1966. Ancien président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, il a été plus tard conseiller au ministère de la Santé et des services sociaux du Québec. Pour en apprendre davantage sur le Dr Desjardins.

You Ding (Y.D.) Leong, MD, FRCPC, est décédé le 3 juillet 2018 à Nepean, en Ontario, à 83 ans. Le Dr Leong a obtenu le certificat du Collège royal en médecine interne en 1969. Humble et optimiste, il a établi une pratique fructueuse et fourni des services à la communauté d’Ottawa-Carleton et aux Forces canadiennes pendant près de 40 ans. Pour en apprendre davantage sur le Dr Leong.

Mary Elizabeth Horsey, MD, FRCPC, est décédée le 2 juillet 2018 à Toronto, en Ontario, à 85 ans. La Dre Horsey a obtenu le certificat du Collège royal en psychiatrie en 1971. Elle a établi une pratique privée à Barrie, en Ontario, et travaillé à l’Hôpital Royal Victoria pendant de nombreuses années. Elle a pris sa retraite à l’âge de 80 ans. Pour en apprendre davantage sur la Dre Horsey.

M. Gabriel Khan, MD, FRCPC, est décédé le 9 juillet 2018 à Ottawa, en Ontario, à 84 ans. Le Dr Khan a obtenu le certificat du Collège royal en médecine interne en 1969. Cardiologue consultant depuis 1969, il a été professeur agrégé à la Division de médecine de l’Université d’Ottawa, et écrit 10 livres sur les cardiopathies. Pour en apprendre davantage sur le Dr Khan.

Ta Luan Peng, MD, FRCPC, est décédé le 9 juillet 2018 à Peterborough, en Ontario, à 90 ans. Le Dr Peng a obtenu le certificat du Collège royal en anatomo-pathologie en 1976.

Stella Psarakis, MD, FRCSC, est décédée le 20 juin 2018 à Burlington, en Ontario, à 60 ans. La Dre Psarakis a obtenu le certificat du Collège royal en obstétrique et gynécologie en 1992. Nourrissant une passion pour la santé des femmes, elle a été la première chirurgienne à travailler au Joseph Brant Memorial Hospital de Burlington et la première gynécologue du Département de gynécologie. Pour en apprendre davantage sur la Dre Psarakis.

Joseph Michael Sendbuehler, MDCM, FRCPC, est décédé le 24 juillet 2018 à Ste-Agathe-des-Monts, au Québec, à 85 ans. Le Dr Sendbuehler a obtenu le certificat du Collège royal en psychiatrie en 1962. Ses recherches nous ont aidé à comprendre le suicide. Pour en apprendre davantage sur le Dr Sendbuehler.

Carl Theohar, MD, FRCPC, est décédé le 28 juin 2018 à Toronto, en Ontario, à 80 ans. Le Dr Theohar a obtenu le certificat du Collège royal en psychiatrie en 1968. Ce médecin dévoué à ses patients a mis fin à sa pratique au début de cette année. Pour en apprendre davantage sur le Dr Theohar.

Dennis Jordan Vince, MD, FRCPC, est décédé le 19 juillet 2018 à West Vancouver, en Colombie-Britannique, à 88 ans. Le Dr Vince a obtenu son certificat du Collège royal en pédiatrie en 1959. Il était cardiologue pédiatrique à l'Hôpital pour enfants de la Colombie Britannique, et professeur émérite à l'Université de la Colombie-Britannique. Pour en apprendre davantage sur le Dr Vince.

Paul Gerald Walfish, MD, FRCPC, est décédé le 28 juillet 2018 à Toronto, en Ontario, à 83 ans. Le Dr Walfish a obtenu le certificat du Collège royal en médecine interne en 1963. Durant sa carrière prolifique à l’Hôpital Mount Sinai à Toronto, il a notamment dirigé des recherches novatrices sur le cancer de la thyroïde. Pour en savoir plus sur le Dr Walfish.


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